Inongo, 11 août 2026 (ACP).– Des documents présentés comme des arrêtés de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovation (ESURSI), ont été dénoncés pour non-authenticité par le président de la Conférence des chefs d’établissements du Maï-Ndombe, dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo(RDC), a appris mardi l’ACP de source administrative .
« En ma qualité de président de la Conférence des chefs d’établissements de l’ESURSI dans la province du Maï-Ndombe, je tiens à faire la mise au point suivante : après analyse de ces différents documents et vérification auprès de la tutelle, je dénonce avec la dernière énergie et informe toute la communauté de notre secteur ainsi que la population que les documents présentés comme des arrêtés n°165, 167 et 168, tous datés du 31 juillet 2026, ainsi qu’une lettre portant notification des arrêtés et un communiqué n°012 du 31 juillet fixant la date de la remise et reprise entre les comités sortant et entrant ne sont pas authentiques », a déclaré le professeur Olivier Mfesaw Nsele, président de la Conférence des chefs d’établissements de l’ESURSI du Maï-Ndombe.
« Ces documents sont élaborés et signés par des ennemis de la paix qui veulent mettre le feu dans notre chère province », a-t-il ajouté.
Le président de la Conférence des chefs d’établissements de l’ESURSI a, par ailleurs, sollicité l’implication du gouverneur de province afin que les services de sécurité puissent identifier et démanteler les réseaux qu’il qualifie de « mafieux », à l’origine de la circulation de ces documents présumés faux.
Cette dénonciation intervient dans un contexte où le secteur de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovation fait l’objet d’une attention particulière dans la province du Maï-Ndombe, notamment en ce qui concerne la régularité administrative des établissements, la gestion des responsabilités académiques et la conformité des actes émanant de la tutelle.
Face à la circulation de documents attribués aux autorités de tutelle, les responsables des établissements sont ainsi appelés à privilégier les voies officielles de vérification, afin d’éviter toute confusion au sein de la communauté universitaire et de la population.
Le président de la Conférence des chefs d’établissements a, à cette occasion, invité les responsables des établissements, les étudiants et l’ensemble de la communauté universitaire à faire preuve de vigilance et à ne se fier qu’aux documents dont l’authenticité est établie par les autorités compétentes.
ACP/M A/K/IYA

