Mambasa : l’absence de procès pénaux depuis deux(2) ans aggrave la surpopulation carcérale

Mambasa, 07 mars 2026 (ACP).- La non organisation de procès en matière pénale au tribunal de paix depuis deux(2) ans et six(6) mois est à la base de la surpopulation carcérale à la prison centrale du territoire de Mambasa, en Ituri(Nord-est de la République démocratique du Congo), d’après la société civile locale.

« Il n’y a pas d’organisation des procès en matière pénale au tribunal de paix de Mambasa. Depuis deux ans et six mois, le tribunal de paix de Mambasa n’arrive pas à organiser des audiences en matière pénale parce qu’il y a carence de juges », a alerté le coordonnateur de la nouvelle société civile, section de Mambasa, Me Jospin Paluku Mbowa.

En cause, a-t-il précisé : « Cette juridiction n’a qu’un seul juge et ne serait donc siégé en matière pénale,

qui exige à ce qu’il y ait trois(3) juges pour que l’audience en matière pénale soit organisée ».

En conséquence, a relevé Me Paluku , des détentions prolongées, mettant en exergue les cas de certains détenus qui ont déjà fait trois(3) ans sans voir leur juge naturel.

« Cela a plusieurs conséquences.

Tout d’abord, il y a de détentions prolongées ou soit la violation du droit de la personne à être jugée dans un délai raisonnable. Depuis là, il y a des personnes qui ont effectué deux(2) ans, voire trois(3) ans,

sans être jugées devant leur juge naturel », a-t-il déploré.

Parmi d’autres conséquences de cette situation de carence de juges, a laissé entendre Me Paluku : « il y a aussi le surpeuplement de la prison centrale de Mambasa. Cet établissement carcéral qui a la capacité d’accueil de 250 personnes seulement ; aujourd’hui, cet établissement a plus de 500, soit 517 détenus qui sont en train de souffrir dans cet établissement carcéral ».

Le Conseil supérieur de la magistrature interpellé 

Par ailleurs, Me Jospin Paluku a exhorté le Conseil supérieur de la magistrature(CSM) a déployé quelques nouveaux magistrats aux fins d’appuyer le juge président du tribunal de paix de Mambasa, resté seul.

« Pour pallier à cette situation, il serait souhaitable que le conseil supérieur de la magistrature puisse vraiment songer le plus vite possible

au tribunal de paix de Mambasa en nous déployant ne fût-ce que quelques nouveaux juges pour accompagner le juge président qui est seul là-bas, afin que les procès en matière pénale soient organisés », a-t-il plaidé.

En attendant une solution durable, Me Jospin Paluku a signifié que son organisation a adressé  à la Monusco une note de plaidoyer pour la tenue des audiences foraines dans ce grand territoire de l’Ituri. ACP/UKB 

Fil d'actualités

Sur le même sujet