Kinshasa, 30 juillet 2025 (ACP)- L’Asbl Les Jeunes Authentiques et Visionnaires du Grand Bandundu et ses environs (JAVIBA), a recommandé, mercredi, l’application du Rapport Mapping pour faire justice aux victimes des massacres du 05 mai 1997, de la guerre de Mulele, de Yumbi, du Triangle Kwamouth-Bagata-Kenge-Maluku et Kimvula, en République démocratique du Congo, dans un communiqué.
« Dans le souci de promouvoir la paix, l’amour et la cohabitation pacifique dans le Grand Bandundu et ses environs, l’Asbl Les Jeunes Authentiques et Visionnaires du Grand Bandundu et ses environs, JAVIBA en sigle en collaboration avec les Victimes des Massacres du 05 mai 1997, de la guerre de Mulele, de Yumbi, du Triangle Kwamouth-Bagata-Kenge-Maluku et Kimvula et autres, organise des activités commémoratives et de sensibilisation de la communauté tant nationale qu’internationale dans le but non seulement de reconnaitre ses atrocités mais surtout d’appliquer le Rapport Mapping et différents rapports pour faire justice », lit-on dans ce document parvenu à l’ACP, signé par Faustin Bimitia Kinkufi, président de JAVIBA.
JAVIBA dit se féliciter de l’aboutissement de sa démarche de plus de 10 ans pour la reconnaissance des atrocités du Grand Bandundu en particulier et l’espace Léopoldville en général par la communauté tant nationale qu’internationale.
« L’implication de FONAREV en organisant des activités d’identification des atrocités dans le Grand Bandundu est une victoire pour JAVIBA et NVGL », note-t-on.
Les associations JAVIBA et NVGL dénoncent leur marginalisation dans les opérations de FONAREV
En dépit de leurs efforts fournis depuis plusieurs années, les Asbl JAVIBA et Nouvelle vision de la Grande Léopoldville (NVGL), deux principales organisations de la société civile du Grand Bandundu, dénoncent leur marginalisation dans les activités de FONAREV.
« Nous constatons qu’il n’y a pas d’inclusivité dans les activités de FONAREV dans le Grand Bandundu. Car, plusieurs Associations, notables et journalistes patriotes ne sont pas invités », déplore-t-on dans ce communiqué.
JAVIBA et NVGL condamnent ainsi ce qu’elles qualifient de politisation du processus d’identification des atrocités et des victimes du Grand Bandundu en particulier et de la Grande Léopoldville en général avec l’écartement des associations majeures, des notables et journalistes qui travaillent pour la paix et le développement de cet espace.
JAVIBA et NVGL invitent FONAREV à collaborer avec la société civile qui travaille depuis des années en faveur des victimes des atrocités du Grand Bandundu.
Le rapport Mapping fait référence à un projet mené en République démocratique du Congo (RDC) visant à documenter et analyser les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Ce rapport a identifié un grand nombre de crimes et propose des mécanismes pour traduire les responsables en justice
ACP/C.L.

