Matadi, 21 septembre 2025 (ACP).- Plusieurs jeunes ont vu leurs capacités renforcées sur l’enregistrement des naissances à l’état civil et le droit à l’identité de l’enfant, dimanche lors d’un atelier organisé par la communauté U-report Matadi, au Kongo Central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP de cette communauté.
« Nous avons renforcé les capacités des jeunes en matière d’enregistrement des naissances, afin qu’à leur tour ils sensibilisent les parents qui ignorent cette matière qui garantit le droit fondamental à l’identité de l’enfant. L’enregistrement des naissances fait partie des questions essentielles liées à la pratique familiale mentionnée dans le Code de la famille congolais », a déclaré Fortina Lumbu, team leader de la communauté U-report Matadi.
Parmi les avantages de l’enregistrement de l’enfant à l’état civil, a-t-il relevé, il donne à l’enfant la reconnaissance juridique, la filiation ainsi que les droits sociaux et civils moyennant son acte de naissance.
<<À travers ce document officiel, l’enfant acquiert également la possibilité d’accéder plus tard à l’école, aux soins de santé, aux documents de voyage et à la protection légale en cas de litige », a-t-il ajouté.
Le chef de la division provinciale de la communication et des médias du Kongo Central, Jean-marie Batomene, a indiqué que le délai prévu par la loi congolaise, mentionné dans le code de la famille, est de 90 jours pour procéder à l’enregistrement de l’enfant à l’état civil, au-delà duquel un jugement supplétif à caractère payant devra être requis auprès du tribunal.
Il a reconnu que la jeunesse constitue une passerelle efficace entre les institutions et la population, notamment grâce à leur proximité avec les familles et les communautés locales.
Des campagnes de sensibilisations, a travers la stratégie de proximité « porte à porte », seront menées par les jeunes en vue de conscientiser les parents qui semblent ignorer cette disposition de la loi, a-t-on signalé. ACP/C.L.

