Mbujimayi, 1er juillet 2026 (ACP).– Les mécanismes de gestion de plaintes ont fait l’objet d’une remise à niveau de formateurs provinciaux dans le cadre du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF), lancé mercredi dans la ville de Mbujimayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, au centre de la République démocratique du Congo.
« (…) C‘est une remise à niveau. Ce n’est pas une formation en tant que telle, parce que les provinciaux ici ont été formés à former les points focaux au niveau des écoles, pour une meilleure gestion des plaintes. Que ce soit les plaintes MGP (Mécanismes de gestion de plaintes) général, que ce soit les plaintes liées aux EASHS, c’est-à-dire exploitation, abus sexuels et harcèlement sexuel en milieu scolaire », a déclaré Lycie Ndaya, facilitatrice.
Et de poursuivre : « donc ici, nous leur faisons une remise à niveau pour qu’ils partent à leur tour former les points focaux. Les points focaux seront formés, parce que c’est eux qui sont les principaux bénéficiaires de cette remise à niveau. Ils vont être formés à la gestion des cas. Comment recevoir un plaignant, comment recevoir une survivante, surtout pour les cas d’abus sexuel, comment recevoir, comment résoudre le problème et surtout comment apporter le premier soutien psychosocial ».
Lycie Ndaya a, par ailleurs, renchéri que l’objectif est de voir les formateurs provinciaux maîtriser le mécanisme de gestion pour mieux les transmettre aux points focaux.
« C’est-à-dire qu’ils doivent maîtriser d’abord, eux-mêmes, les principes directeurs du mécanisme de gestion des plaintes et qu’ils maîtrisent aussi les principes de VBG (violence basée sur le genre) EASHS, afin de mieux les transmettre aux autres. Parce que les points focaux vont avoir de la matière pour travailler, c’est-à-dire pour aller dans la pratique directement. Et ici, on les forme pour qu’ils partent former, mais ils partent former une équipe de personnes qui vont travailler avec les éléments de matière », a-t-elle conclu.
ACP/CI./B.

