Muanda, 5 mars 2026 (ACP).– Un compromis a été trouvé entre la communauté Assolongo et la Société congolaise des industries de raffinage (Socir), à l’issue de trois jours de négociations menées dans le territoire de Muanda au Kongo Central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, a constaté jeudi l’ACP.
« En tant qu’administrateur du territoire de Muanda, je vous avais promis que vos revendications seraient examinées et qu’une solution serait trouvée. La direction de la Socir a dépêché un haut cadre pour venir dialoguer avec vous afin d’aboutir à une issue favorable », a déclaré Nicolas Kinduelo, administrateur du territoire ad intérim de Muanda, lors de ces échanges avec les membres de la communauté.
‹‹ Cette démarche s’inscrit dans la volonté des autorités de privilégier le dialogue dans la résolution des différends entre les entreprises et les communautés locales ››, a-t-il ajouté.
Le directeur général adjoint de la Socir, Patrick Yala, a pour sa part assuré que certaines revendications de la communauté seront prises en compte, notamment la situation de dix travailleurs du village dont les contrats avaient été modifiés.
« Pour vous montrer notre bonne foi, les dix travailleurs de votre village dont les contrats avaient été transformés de contrat à durée indéterminée en contrat à durée déterminée seront rétablis dans leurs droits et pourront reprendre leur travail », a-t-il indiqué.
Le directeur général adjoint Yala a également précisé que la communauté sera invitée à désigner cinq représentants qui se rendront à Kinshasa afin de poursuivre les discussions sur d’autres revendications, notamment la révision du cadre de collaboration entre la communauté et l’entreprise.
En réaction, la communauté Assolongo a salué l’aboutissement de ces discussions et remercié les autorités locales ainsi que les responsables de la Socir pour leur implication dans la recherche d’une solution pacifique.
« Nous remercions les autorités et la direction de la société pour leur disponibilité au dialogue », a réagi William Kula, président de la jeunesse du village Kinimi, où est implantée l’usine de raffinage.
ACP/C.L.

