Nord-Kivu : aucun cas d’Ebola à la prison centrale de Beni-Kangbayi malgré la surpopulation

Beni, 1 octobre 2026 (ACP).- La prison centrale de Beni-Kangbayi, située au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, n’a enregistré aucun cas positif d’Ebola depuis la résurgence de la maladie, en dépit d’une forte surpopulation carcérale, a indiqué jeudi à l’ACP le directeur de cette maison d’arrêt.

« Jusqu’à présent, nous n’avons jamais connu de cas positif de maladie à virus Ebola au sein de la prison centrale de Beni-Kangbayi. Des efforts majeurs y sont déployés pour prévenir l’apparition de la maladie dans cet établissement pénitentiaire où la surpopulation complique le respect de la distanciation sociale », a déclaré Tsongo Makelele.

La température de toute personne accédant à l’établissement est systématiquement contrôlée à l’aide de thermo-flashs installés à l’entrée, a ajouté le responsable pénitentiaire. 

Ce dernier a précisé que la prise en charge sanitaire est assurée par une équipe locale composée de quatre médecins et de six infirmiers. Les cas nécessitant des soins spécialisés sont quant à eux transférés vers l’hôpital général de référence.

Pour protéger les détenus, les visites se déroulent exclusivement au parloir, sans aucun contact physique avec l’extérieur, afin de limiter drastiquement les risques de transmission.

« Face à la maladie à virus Ebola, les résistances ne manquent pas. Cependant, nous continuons à sensibiliser les détenus et nous appliquons strictement les mesures sanitaires pour leur propre bien, car nous maîtrisons la situation au sein de l’établissement », a indiqué le directeur. 

Il a ainsi mis en avant la sensibilisation continue et le respect des mesures barrières comme piliers de la riposte interne.

La surpopulation demeure toutefois le principal défi pour l’application de la distanciation sociale.

La prison compte actuellement 2 267 détenus hommes et 80 femmes, soit un total de 2 347 personnes, alors que sa capacité d’accueil initiale n’est que de 250 places.

« C’est une réelle préoccupation. Nous faisons face à une surpopulation critique et il nous est impossible de faire respecter la distanciation sociale tant les locaux sont exigus par rapport au nombre de détenus », a déploré M. Tsongo, qui préconise l’extension urgente des cellules. ACP/JoK/kms

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