Masisi, 7 novembre 2022 (ACP).- M. Telesphore Balingene, secrétaire exécutif du noyau de la société civile du territoire de Masisi situé à une quatre-vingtaine des kilomètres au Sud-ouest de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a, au cours d’un entretien avec la presse locale œuvrant dans cette partie de la province, déploré les incidents survenus le weekend dernier à Masisi, après l’assassinat de deux personnes par des éléments des groupes armés présumés auteurs de ce meurtre odieux.
À l’en croire, peu après ce meurtre, les populations ont vite manifesté leur colère et mécontentement en se lançant dans les actes de vandalisme en démolissant les maisons dans la chefferie de Bashali parmi lesquelles, le bâtiment abritant les installations du bureau de ladite chefferie et celle du fils du chef de cette entité avant de se livrer au pillage des matériels d’une radio communautaire locale de Masisi qui jusqu’à présent ne sait plus émettre.
La situation sécuritaire à Masisi a changé, a-t-il indiqué, alors qu’une accalmie commençait déjà à y être observée à part quelques cas isolés des vols des produits champêtres de pauvres citoyens dans certains villages et les taxes irrégulières leur imposées par les éléments de certains groupes armés qui y sont encore opérationnels.
Cet acteur de la société civile qui a fermement déploré ces actes de vandalisme qui ne sont nullement de nature à faire avancer ce territoire, tire la sonnette d’alarme aux autorités compétentes aussi bien nationales que provinciales pour mettre tout en œuvre afin de freiner ces assassinats qui commencent à prendre des allures inquiétantes.
Il a appelé les habitants à proscrire la violence pour revendiquer leurs droits. Ce qui commençait à aller ne va plus. ACP/ C.L./Nng/Gtw

