Nord-Kivu : une structure médicale tradimoderne engagée dans la sensibilisation sur Ebola à Beni

Beni, 12 juin 2026(ACP).- Une structure médicale tradimoderne basée à Beni, au Nord-Kivu (Est de la République démocratique du Congo),
s’est engagé vendredi dans un échange avec l’ACP à sensibiliser  tous les malades en consultation sur la réalité de la maladie à virus Ebola.

 » Quatre-vingt pourcents de malades passent d’abord par nous. La première chose que nous faisons, c’est de les sensibiliser et de leur faire comprendre que la maladie existe. La deuxième, c’est de rechercher les cas suspects présentant certains signes afin de les réorienter », a expliqué Docteur Germain Mathe Tsongo, Responsable du Centre Médical Traditionnel Bénédictin (CMTB) implanté dans la ville de  Beni.

Ce responsable a rappelé que les cas d’Ebola ne sont pas traités au sein de sa structure, une occasion pour lui d’inviter tous les patients présentant les signes de cette maladie à se dépêcher vers une structure appropriée pour une prise en charge correcte.

« Nous savons que les malades d’Ebola ne se font pas soigner n’importe comment. Ils sont référencés dans des centres de traitement appropriés, afin d’y être bien suivis. Jusque-là, nous ne confirmons pas détenir des médicaments pour soigner un malade d’Ebola. Nous sommes en phase de sensibilisation » a déclaré Dr Mathe Tsongo qui en a profité pour dénoncer  la désinformation actuellement observée dans les réseaux sociaux.

Face à  la dix-septième épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, le  centre médical Traditionnel de Beni, a réaffirmé son rôle essentiel dans la riposte communautaire a jouant ainsi le rôle d’acteur de première ligne.
Dr Mathe a ainsi qualifié de danger public  toute personne qui nie l’existence de la maladie, allant jusqu’à la qualifier  « d’Ebola business ».

Ce professionnel de la santé dans sa version traditionnel a fustigé toutes les publications sur les réseaux sociaux  caractérisées par « des pratiques dangereuses, demandant à la communauté d’utiliser telle ou telle autre plante ou une quelconque solution chimique, soi-disant contre Ebola ». Ce genre de démarche est risqué surtout que leurs promoteurs  oublient que ces solutions chimiques non certifiées peuvent constituer un poison pour eux et pour la communauté toute entière.

« Jusqu’à ce jour, nous les tradipraticiens, même ceux de la médecine moderne, n’avons pas encore découvert le remède contre Ebola. Il n’existe aucun vaccin homologué et jusque-là, on ne fait que soigner les symptômes », a conclu le Tradipraticien Mathe Tsongo. 

ACP/JK/kms

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