Présence d’une baleine au large de Moanda : signal stratégique pour la biodiversité marine congolaise (Expert en environnement)

Kinshasa, 3 juillet 2026 (ACP).- La présence récente d’une baleine au large de Moanda dans la province du Kongo Central (Sud -ouest de la République démocratique du Congo) a été saluée vendredi par un expert en environnement comme un signal stratégique majeur pour la biodiversité marine congolaise et la gouvernance environnementale lors d’un entretien. « Il convient aujourd’hui de souligner que l’observation d’une baleine dans les eaux de Moanda ne relève pas du hasard.

Elle traduit l’existence d’un corridor écologique marin encore insuffisamment étudié, mais potentiellement riche en biodiversité »,a déclaré le Professeur Malick Muamba Tshibangu, expert en environnement et développement durable. «Cet événement révélateur à la fois du potentiel exceptionnel des écosystèmes marins de la RDC et de la nécessité d’une consolidation accélérée de la gouvernance environnementale nationale, est intervenu dans un contexte marqué par la dynamique de réformes environnementales impulsées sous le leadership de Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, la Professeure Marie Nyange Ndambo, dont la vision est largement saluée dans les milieux scientifiques et techniques»,a-t-il ajouté. Selon le Professeur Muamba, cet événement met en lumière un déficit structurel de données scientifiques sur les mammifères marins dans les eaux congolaises, appelant à une réorientation stratégique de la recherche océanographique nationale.

Une gouvernance environnementale en transformation saluée L’expert a également salué la dynamique actuelle de réforme du secteur environnemental en RDC, portée par la vision réformatrice du Gouvernement, sous la conduite du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Il a particulièrement mis en exergue le leadership de Professeure Nyange, Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat.

« Nous saluons le leadership stratégique, la rigueur scientifique et la vision prospective de Madame la Ministre Professeure Marie Nyange Ndambo, qui imprime une nouvelle dynamique de gouvernance environnementale fondée sur la durabilité, la transparence et la valorisation du capital naturel congolais », a-t-il précisé. Selon lui, cette nouvelle orientation constitue une avancée majeure vers une gouvernance environnementale intégrée, capable d’englober aussi bien les forêts, les tourbières que les écosystèmes marins. L’expert a appelé à une mobilisation institutionnelle renforcée afin de faire de la biodiversité marine un pilier stratégique de la souveraineté écologique nationale. « Sous l’impulsion de la Ministre Professeure Marie Nyange Ndambo, la RDC est en train de franchir un cap important dans la modernisation de sa gouvernance environnementale.

La protection des espèces marines doit désormais être intégrée comme un axe structurant de cette vision », a-t-il conclu. Une nécessité urgente de structurer la gouvernance marine L’expert estime que la RDC doit désormais franchir une étape supplémentaire en intégrant pleinement la dimension marine dans sa politique environnementale nationale. Il a évoqué notamment la création d’un programme national de conservation marine, la mise en place d’unités spécialisées d’intervention rapide,le développement d’un système d’alerte écologique côtier,et le renforcement de la recherche océanographique.

Cas comparatifs internationaux des modèles éprouvés comme réponse coordonnée aux échouages de cétacés Par ailleurs, le Professeur Muamba a fait savoir qu’au Brésil, les interventions sur les baleines échouées reposent sur une coordination entre la marine, les pompiers et les centres de recherche, permettant une réponse rapide et efficace.

Et l’Afrique du Sud a structuré un dispositif avancé de conservation marine basé sur des centres spécialisés, des protocoles scientifiques et une forte implication communautaire. Tandis que l’Australie s’illustre par l’utilisation de technologies avancées (drones, surveillance satellitaire) et par une organisation nationale de sauvetage des mammifères marins, et aux États-Unis, le NOAA assure une coordination nationale des interventions, appuyée par une base de données scientifique et des réseaux régionaux de réponse rapide.

L’expert estime que la RDC, souvent qualifiée de « pays-solution », doit désormais étendre ce concept à la dimension marine. « La RDC a l’opportunité historique de devenir un modèle africain de gouvernance environnementale intégrée, alliant forêts, climat et biodiversité marine », a-t-il affirmé. Il a insisté sur la nécessité de transformer cet événement en levier de politique publique, scientifique et diplomatique.

ACP/N



Fil d'actualités

Sur le même sujet