Haut-Katanga : baisse de 85% du taux de criminalité dans la ville de Lubumbashi (Ministre provincial de l’Intérieur)

Lubumbashi, 28 avril 2026 (ACP).- Le taux de criminalité dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a enregistré une baisse estimée à 85%, a indiqué mardi à l’ACP le ministre provincial de l’Intérieur.

«Depuis ma prise de fonction, les statistiques indiquent une baisse de la criminalité estimée à 85%. Cette évolution est le résultat direct des arrestations menées sur le terrain et de l’organisation des audiences foraines, qui permettent de juger rapidement les criminels. À ce jour, plus de 60 d’entre eux sont en cours de jugement, ce qui renforce la lutte contre l’impunité et dissuade les actes de banditisme», a déclaré Jean-Jacques Kashiba, ministre provincial de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières.

Selon lui, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée grâce à une forte mobilisation et à un travail soutenu sur le terrain.

«Pour bien faire un travail, il faut d’abord s’y engager pleinement. C’est la base. Ensuite, il faut aimer son pays, parce que lorsqu’on aime sa nation, on est naturellement motivé à se mettre au travail pour son développement», a-t-il ajouté.

Le ministre a souligné qu’avant sa prise de fonction, il observait déjà la dégradation de la situation sécuritaire dans la province.

«J’étais révolté par certaines réalités, notamment ces corps sans vie abandonnés dans des sacs, visibles un peu partout. C’était choquant, révoltant et difficile à accepter», a-t-il précisé.

Il considère aujourd’hui sa mission comme un engagement au service de la population

«J’ai alors considéré que Dieu m’avait confié cette responsabilité, non pas comme une épreuve, mais comme une mission. Cette conviction m’a encouragé à agir. Voir des familles pleurer et crier de douleur m’a profondément touché. C’est pourquoi je me consacre, jour et nuit, à réduire sensiblement le taux de criminalité et de banditisme», a-t-il poursuivi.

Le ministre a également salué la collaboration entre les forces de sécurité et la population

«À la population, je tiens d’abord à dire merci. Sans elle, je ne pourrais pas accomplir ce travail. Il y a des citoyens engagés qui n’hésitent pas à signaler ce qui ne va pas. Je travaille main dans la main avec la population, et c’est cette collaboration qui fait notre force», a-t-il fait savoir.

Concernant les critiques, il adopte une posture ouverte: «La critique est nécessaire. Sans elle, il est difficile de se remettre en question et de s’améliorer. Je prends ces remarques comme des occasions de corriger et d’ajuster mon action. Si une critique est fondée, je n’hésiterai pas à changer». «Ainsi, même ceux qui parlent contre moi participent, d’une certaine manière, à l’amélioration de mon travail», a-t-il conclu. ACP/ODM

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