Kisangani, 21 août 2026 (ACP). – La vaccination constitue le moyen à privilégier par les autorités et les chercheurs pour freiner la propagation du virus Ebola, a indiqué vendredi à l’ACP un spécialiste en microbiologie, à Kisangani, dans la province de la Tshopo dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC).
« Parfois, là où les traitements curatifs montrent leurs limites, les vaccins apportent des solutions durables. C’est pourquoi cette approche préventive doit être placée au cœur des stratégies de riposte », a déclaré le Dr Alain Okito, professeur d’université et expert en microbiologie.
Selon lui, la vaccination devrait cibler en priorité les personnes non infectées vivant dans les zones à haut risque, notamment à l’épicentre de l’épidémie en Ituri, ainsi que dans les provinces voisines de la Tshopo, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé et du Nord-Kivu.
Le Dr Okito recommande une campagne à grande échelle, sans distinction d’âge ni de sexe, estimant qu’elle permettrait de réduire considérablement l’apparition de nouveaux cas.
Par ailleurs, il a insisté sur la nécessité d’accompagner cette immunisation d’une vaste campagne de sensibilisation communautaire, afin de barrer la route à la désinformation et de renforcer l’adhésion de la population.
L’expert a également appelé au maintien rigoureux des mesures de santé publique traditionnelles, à savoir le respect des gestes barrières, la surveillance épidémiologique aux points d’entrée, ainsi que le contrôle de la circulation des personnes et des marchandises.
Selon lui, la combinaison de ces actions et de la vaccination accélérera la fin de l’épidémie.
Il sied de rappeler que le ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, le Dr Samuel Roger Kamba, a récemment annoncé, lors d’un briefing sur le bilan de trois mois de riposte, la disponibilité de 2 000 doses de vaccin à Kisangani, destinées au démarrage de la vaccination du personnel de santé de première ligne.
ACP/L

