Uvira, 24 avril 2026 (ACP). – Une assistance constituée des nourritures a été remise, vendredi aux trois cent soixante (360) ménages déplacées et retournés des villages de Kalungwe, Kabimba et Katongo en territoire d’Uvira au Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, par la commission diocésaine justice et paix (CDJP), a constaté l’ACP.
« Notre présence se justifie par un projet qui a été monté par la CDJP en faveur de la population, vue la crise armée au niveau de l’est de la RDC. Nous avons reçu l’aide de CAFOD pour venir au rescousse de la population de Kalungwe, Kabimba et Katongo, nous les assistons en vivre notamment chacun 45KGs de farine de maïs, 30Kgs d’haricots, 25Kgs de riz, 4lites d’huile et 1Kg de sel » a déclaré le Coordonnateur de la Commission diocésaine justice et paix (CDJP-Uvira), Me Edouard Tambwe Mterezi.
Il a dit que ce geste est motivé par l’esprit d’humanité, soulignant que toute aide est consacrée ç l’être humain. Il a souligné que cette aide concerne uniquement les personnes déplacées et retournées mais également les personnes vulnérable (celles de 3ème âge, vivant avec handicap physique mais aussi ayant les maladies chroniques, avant de laisser entendre d=que cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’Intervention d’urgence auprès des populations les plus touchées par le conflit armé dans le territoire d’Uvira, financé par CAFOD (Caritas britannique).
« La plupart des personnes déplacées et retournées font face à des conditions d’hébergement précaires, à l’insécurité alimentaire accrue et à des problèmes de santé et d’hygiène. L’accès à la nourriture, aux établissements de santé et à l’eau s’est détérioré, ce qui augmente les risques en matière de protection. Les femmes et filles déplacées et retournées sont exposées à des risques accrus de violence sexiste dans les abris surpeuplés et de fortune » a-t-il signalé.
De son côté, Agnès Collette, mère de 8 enfants habitante du village Kalungwe n’a pas manqué d’exprimer sa joie pour ce don reçu de la CDJP. Elle a révélé que lors de l’occupation de leur village par la coalition de l’armée rwandaise et le M23-AFC, sa maison a été vandalisée et piller par les rebelles.
« Quand on m’a identifié et enregistré je me suis sentie apaiser car mes enfants mangeaient difficilement depuis notre retour par manque des moyens. Aujourd’hui mes enfants vont se réjouir. Je demande à CDJP et son partenaire CAFOD, deux structures de l’église catholique, de continuer avec cet acte de charité. Je n’ai plus des moyens j’aurais aussi besoin de l’argent pour payer la scolarité de mes enfants » a-t-elle conclu.
ACP/C.L.

