Sud-Kivu : les barrières payantes érigées sur la RN5 dénoncée à Uvira

Uvira, 2 septembre 2026 (ACP). – Plusieurs mouvements des sociétés civiles, ont dénoncé, jeudi, la persistance des barrières payantes visant des trafiquants sur la RN5, territoire d’Uvira et Fizi au Sud-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP des sociétés civiles.
«Dans un pays où il y a la démocratie et le droit à la liberté de circulation, des barrières payantes d’intérêts personnels ne doivent pas exister. Cette pratique se doit une sérieuse interpellation, correction afin que toute personne puisse jouir de ses prérogatives sans inquiétudes», a fait savoir le coordonnateur du mouvement de la société civile Machozi ya Raiya, M.Joseph Musombwa.

Et d’ajouter : «Au terme de plusieurs sondages, nous avons appris avec déception que plusieurs dizaines de barrières persistent sur la RN5 tronçon Luvungi-Uvira jusqu’à Misisi, ayant comme objectif de rançonner les trafiquants qui œuvrent en majorité dans la carrière artisanale de Misisi dans le territoire de Fizi. Sur ses barrières, les cibles sont torturés séquestrés et dépouiller de leurs biens à défaut de ne pas offrir des rétributions», a-t-il ajouté

Des trafiquants ambulants de leur côté affirment ce calvaire de souffrance et surfacturation et font savoir que des enfants enrôlés aux cours pour l’année scolaire 2026-2027 seraient bloqués à Misisi faute de moyens de transport.

«A part le transport évalué à 150.000fc entre Misisi et Uvira, il faut encore 100.000fc à réserver pour les barrières. Aussitôt à Uvira, si vous vous rendez à Bukavu ou dans autres coins périphériques, le prix de transport varie entre 80.000fc à 100.000fc moins les frais des barrières dans la plaine de la Ruzizi estimés à 50.000fc. Le total du coût lors du voyage s’élève entre 400.000fc à 500.000fc. malheureusement, il y a ceux là à défaut de ne pas trouver ce montant à déposer uniquement pour le transport et aux barrières peinent de quitter la carrière», a fait savoir un trafiquant ambulant, Espoir Bashirhukenge.

Il a encore dit: «Au-delà de ces peines, il y a aussi des circonstances qui surviennent et qui font qu’on fasse assez de dépenses en cours de route, notamment ; les pannes, les dégradations de la route, perte des pièces etc…», a-t-il déclaré.

Comme pistes de solutions, le mouvement des sociétés civiles, invite les autorités politico-administratives de faire une table ronde avec les comités des communautés impliquées et des structures citoyennes y compris les autorités militaires afin de défier ces pratiques des hautes souffrances.

ACP/CB

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