Uvira, 7 mai 2026 (ACP). – un engagement à œuvrer pour réconcilier les parties en conflits a été pris, jeudi, par les leaders communautaires et religieux d’Uvira au Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, à l’issue d’une formation axée sur la médiation et gestion positive des conflits, a constaté l’ACP.
« Mon engagement est de réconcilier les parties en conflit. Je suis président de la jeunesse et entant que tel je n’appartiens à aucune tribu ni communauté. Je suis une église au milieu du village et mon rôle est de faire la médiation et réconcilier toutes les parties en conflit » a déclaré le Président territorial de la jeunesse d’Uvira, Plaisir Assani.
Il a remercié la Commission diocésaine justice et paix d’Uvira (CDJP-Uvira) pour cette organisation afin que les leaders locaux puissent recevoir des techniques pouvant es aider à résoudre et réformer les conflits de manière positive.
« L’atelier est pour nous bénéfique car il renforce nos capacités de mieux gérer les conflits. La plaine de la Ruzizi est un champ des conflits pendant des décennies. À travers ces assises, nous avons eu les techniques nécessaires pour apporter des solutions durables aux conflits peu importe leur phase. J’interpelle toute la jeunesse de la plaine de la Ruzizi et celle du territoire d’Uvira à cultiver l’esprit de réconciliation, de paix et de cohésion sociale car c’est la seule solution pouvant nous permettre ç vivre ensemble en paix.
De son côté, Rigobert Kumbo, facilitateur de cette activité, a signalé que pendant les deux jours de formation, un accent a été mis sur la compréhension du conflit puisque quand on parle du conflit dans la communauté, beaucoup des gens tombent sur les aspects superficiels (les choses visibles du conflits), soulignant que le conflit est plus fort que ça. « Celui qui n’est pas formé ou bien qui ne tire pas d’attention doit tomber dans les conclusions sur un conflit mais celui qui est informé et formé doit faire l’analyse sur les effets et les causes profondes du conflit et abordé de façon globale et holistique le problème » a-t-il dit.
Il a fait savoir qu’il a également insisté sur la compréhension, la gestion, la prévention, la résolution et la transformation du conflit. « Nous avons capacité les leaders afin qu’ils puissent agir autrement dans leurs communautés et groupements. Dans ce cadre nous avons renforcé leurs capacités afin qu’ils puissent aller donner une approche différente dans leurs structures de provenance » a soutenu M. Kumbo.
« Les participants ont fait des recommandations sur eux-mêmes, comment ils doivent agir autrement à chaque phase du conflit, pratiquement ce qu’un acteur communautaire doit faire dans le cadre de la prévention et quelles sont les actions de désescalade au cas où le conflit tend vers la crise. Je demande aux participants de s’approprier toutes ces stratégies et recommandations. Il faut maintenant que ces recommandations soient retournées dans leurs groupes respectifs. C’est ne plus le groupe de travail dans l’atelier mais par contre dans ceux dont ils sont originaires. S’il est de la société civile qu’il sache quand le conflit est latent il faut identifier les acteurs, alerter et commencer une médiation précoce » a-t-il conclu.
Organisé par la CDJP-Uvira, cet atelier de formation au profit de 6o personnes (jeunes, femmes, leaders religieux, culturels et autorités locales) rentre dans le cadre du projet de paix qui est un projet qui s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la paix dans la région des grands-lacs, avec l’appui financier du ministère néerlandais des affaires étrangères, à travers Mensen met een Missie, avant de signaler que ce projet est mis en œuvre dans 4 pays de la sous-région, notamment le Burundi, l’Ouganda, la RDC et le Sud-Soudan, signale-t-on.
ACP/C.L.

