Uvira, 6 mai 2026 (ACP). – La médiation et la gestion positive des conflits a fait objet, mercredi à Uvira au Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, d’une formation au profit de 6o personnes (jeunes, femmes, leaders religieux, culturels et autorités locales), a constaté l’ACP.
« Cet atelier de formation qui va durer deux jours vise à renforcer les capacités des leaders communautaires, des jeunes et des femmes en matière de médiation et de gestion positive des conflits pour promouvoir la cohésion sociale et la paix dans notre zone d’intervention. Il vise également à amener les participants à promouvoir des approches non violentes de gestion des conflits, et les inciter à encourager le dialogue inclusif et la cohésion sociale au sein des communautés pour une paix durable » a déclaré Emmanuel Bugoma Musafiri, Chargé de programme de la Commission diocésaine justice et paix d’Uvira (DCJP-Uvira).
Il a ajouté que cette activité rentre dans la cadre du projet de paix qui est un projet qui s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la paix dans la région des grands-lacs, avec l’appui financier du ministère néerlandais des affaires étrangères, à travers Mensen met een Missie, avant de signaler que ce projet est mis en œuvre dans 4 pays de la sous-région, notamment le Burundi, l’Ouganda, la RDC et le Sud-Soudan.
« Cet atelier contribuera à renforcer les capacités locales en matière de prévention et de résolution pacifique des conflits, tout en favorisant une dynamique durable de cohésion sociale au sein des communautés » a-t-il conclu.
De son côté, l’Administrateur du territoire d’Uvira, Selemani Mabiswa qui a ouvert ces assises, a encouragé les participants de prendre toutes les responsabilités par rapport à ce projet qui va dans le sens de diminuer les discours liés à la haine et qu’ensemble de cultiver la cohabitation pacifique.
« Je suis témoin et vous-mêmes êtes témoins de ce qui s’est passé dans la plaine de la Ruzizi avant que cette partie soit occupée par les agresseurs. Nous avons connu beaucoup des problèmes d’ordre tribal entre les jeunes de la communauté Fuliiru et ceux de Barundi de la plaine de la Ruzizi. Si nous nous approprions cet atelier, ça fera en sorte que nous puissions diminuer les discours de la haine afin de promouvoir le vivre ensemble dans nos tribus, nos familles et nos communautés. Tout ce que nous allons faire avec les représentativités que nous avons ici, nous espérons que le message va passer dans la communauté » a-t-il souligné
Selemani Mabiswa est resté optimiste que ce projet aidera tant soit peu à consolider la cohabitation pacifique dans le territoire d’Uvira et surtout dans la chefferie plaine de la Ruzizi.
ACP/C.L.

