Uvira, 08 mai 2026 (ACP).– La lutte contre les messages et discours de haine a fait l’objet, vendredi, à Uvira, au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, d’une sensibilisation des leaders communautaires (jeunes, femmes, leaders religieux, culturels et autorités locales), par la Commission diocésaine justice et paix d’Uvira (CDJP-Uvira), a constaté l’ACP.
«La propagation des messages haineux à Uvira est une réalité vivante. Aujourd’hui, les gens s’observent avec la peur, personne n’a confiance envers l’autre et c’est ce qui nous divise. Voilà pourquoi la Commission diocésaine justice et paix d’Uvira (CDJP-Uvira) fait de son mieux possible afin de mettre tout le monde ensemble, mettre fin à ces genres de discrimination liée à la religion, à l’ethnie et à la tribu, car, avec ces genres de discrimination, il n’y aura pas développement à Uvira», a affirmé Edouard Tambwe, Coordonnateur de la CDJP-Uvira.
Il a signalé que cela fait en sorte que cette structure de l’église catholique lutte pour le respect des droits humains, et se bat pour la cohésion sociale car, a-t-il expliqué, avec cette dernière il y a l’acceptation de tous et il y aura un développement intégré dans la zone.
«Les participants doivent mettre au profit les enseignements qu’ils viennent d’apprendre. La CDJP n’a pas assez des moyens pour réunir tout le monde pour une sensibilisation. Ceux qui ont participé ont l’obligation d’aller restituer auprès de leurs collègues pour qu’ensemble nous ayons les mêmes bases»,a conclu M.Tambwe.
Pour sa part, Chanceline Mako, jeune leader de la cité de Sange vivant à Uvira pour de raison sécuritaire, a dit que les acquis de cette formation seront capitalisés.
«Nous avons appris beaucoup des choses par rapport au conflit et aux discours de haine. A l’issue de ces assises nous avons pris des engagements en tant que leaders notamment de ne pas partager les messages haineux, sensibiliser la communauté, promouvoir la paix et la cohésion sociale mais aussi de vérifier les informations avant diffusion. Nous dévons tous nous unir pour contribuer à la lutte contre la propagation des messages et discours de haine dans nos communautés», a-t-elle déclaré.
Cette activité rentre dans le cadre du projet de paix qui est un projet qui s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la paix dans la région des grands-lacs, avec l’appui financier du ministère néerlandais des affaires étrangères, à travers Mensen met een Missie, avant de signaler que ce projet sera mis en œuvre dans 4 pays de la sous-région, notamment le Burundi, l’Ouganda, la RDC et le Sud-Soudan.
ACP/ODM

