Kisangani, 31 mars 2026 (ACP).- Les déplacés du conflit communautaire Mbole-Lengola à Kisangani, province de Tshopo, dans le nord- est de la République démocratique du Congo, ont été appelés à la prudence afin d’éviter la manipulation des personnes mal intentionnées, lors d’une visite mardi du bourgmestre de la commune Makiso.
«Pour des faits non avoués, des gens ont voulu instrumentaliser les déplacés du conflit communautaire Mbole-Lengola, hébergés dans l’enceinte de l’église Kimbanguiste à Simi-simi, quartier plateau médical», a expliqué Simon Lowawa, bourgmestre de la commune de la Makiso.
«Dans ce site, les déplacés se sont divisés en deux groupes. Le camp minoritaire se sentant en insécurité, il s’est réfugié dans la parcelle du chef du quartier plateau médical, qui du reste, est en suspension», a encore précisé l’autorité communale.
Dans ce site cohabitent deux groupes de déplacés, dont les uns fréquentent l’église Kimbanguiste et les autre ne les fréquentent pas. Devant cette réalité, la rivalité a commencé à émerger.
«Tout allait mieux. La tension est montée d’écran lorsque l’association est venue imposer les dirigeants dans un groupe.
En plus, l’église Kimbanguiste est en procès contre une famille qui réclame la propriété de cet espace», a indiqué Simon Lowawa.
Outre ces problèmes, il y a la présence de faux déplacés du conflit qui sont venus gonfler les effectifs. Ce sont surtout ceux-là qui créent des problèmes sur ce site, d’après les informations recueillies par le bourgmestre sur place.
Cette situation est arrivée lorsque ces déplacés ont appris qu’ils seront indemnisés.
« Nous avons instruit le chef du camp a dressé la liste de toutes ces personnes pour nous permettre de bien travailler là – dessus », a relevé M. Lowawa, qui a saisi sa hiérarchie pour tenter de trouver des solutions durables à tous ces problèmes. ACP/ODM

