Kisangani, 24 juillet 2026 (ACP).– Le ministre provincial en charge de la Santé de la Tshopo dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC) a appelé vendredi à un travail en synergie entre les partenaires techniques et les instances politiques, au cours d’une réunion du comité de coordination de la lutte contre Ebola.
« Le travail fait par différents partenaires techniques et financiers en cette période d’épidémie de la maladie à virus Ebola doit bénéficier de l’accompagnement du leadership politique de la province. Dans tout ce qu’il y a comme projet ou programme, il doit y avoir une plage réservée à l’autorité provinciale », a instruit
le Dr Simon Bokongo Lokofo Kawaya, le ministre provincial de la Santé.
Par ailleurs, le patron de la santé de la Tshopo a insisté sur l’établissement d’une cartographie des intervenants dans la riposte, afin d’éviter toute dispersion des énergies.
Il a également ordonné que le travail de sensibilisation soit renforcé dans les plus brefs délais.
Tableau actualisé de la situation épidémiologique
Le traitement conventionnel suit son cours normal depuis l’entrée de la province de la Tshopo sur la liste des provinces touchées par l’épidémie d’Ebola, a indiqué le Dr Franck Mebwa Mohala, chef des opérations de l’équipe de riposte de la division provinciale de la santé (DPS).
« Il y a eu deux cas contacts à haut risque qui bénéficient d’un traitement au niveau du centre de santé Felly, dans la zone de santé de Mangobo. Ils en sont à leur septième jour sur un traitement de 10 jours. Il ne reste donc que trois jours et leur état évolue très bien », a déclaré le chargé des opérations.
Concernant le signalement d’un cas de maladie à virus Ebola en provenance du Sud-Kivu, ce responsable de la DPS a rassuré que des avancées ont été enregistrées dans les investigations, notamment à partir de l’adresse de l’église CEPAC-Ebenezer où prie le pasteur concerné.Évoquant la surveillance générale, le Dr Franck Mebwa a fait savoir qu’aucun nouveau cas n’a été notifié jusqu’à ce jour.
« Nous restons à cinq cas confirmés avec un taux de létalité de 66 %. Trois zones de santé sont concernées. Actuellement, nous comptons quatre cas suspects. Nous attendons sous peu les résultats des deux premiers admis afin de pouvoir les faire sortir du Centre de traitement d’Ebola (CTE) si les résultats sont négatifs, avant de poursuivre avec les deux autres », a-t-il précisé.
Il a, en outre, indiqué que la province avait reçu 33 alertes provenant des zones de santé de Makiso-Kisangani, Mangobo et Lubunga. Parmi elles, huit ont été investiguées, des prélèvements ont été effectués et les résultats sont attendus.
Il convient de noter que l’équipe de riposte contre la maladie à virus Ebola dans la province de la Tshopo fait face à plusieurs défis, notamment sur le plan logistique, pour mener à bien cette lutte.
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