Tshopo : des assises sur les normes coopératives Ohada au profit des cacao-cultures

Kisangani, 22 mai 2026 (ACP).- Un diagnostic organisationnel et une évaluation des capacités de l’organisation COCUCT sur les normes coopératives de l’Ohada a été au menu vendredi d’une assise de renforcement des capacités des producteurs de cacao à Kisangani, dans la Tshopo, (Nord-Est de la République démocratique du Congo),  a constaté l’ACP. « Il s’agissait pour nous de faire un diagnostic organisationnel et une évaluation des capacités de l’organisation COCUCT, afin qu’elle devienne une véritable coopérative de premier degré conforme aux normes de l’Ohada », a déclaré M. Charles Allarde, conseiller en entrepreneuriat et inclusion sociale de TRIAS Afrique centrale.

Selon lui, ces trois jours de réflexion ont permis d’identifier les forces, les faiblesses ainsi que les défis organisationnels auxquels fait face cette structure regroupant principalement des producteurs de cacao dans la Tshopo. L’expert a précisé que plusieurs matières ont été développées durant les assises, notamment le leadership, l’inclusion sociale, la santé financière, le plaidoyer, les prestations de services aux membres ainsi que les mécanismes d’adaptation au changement climatique.

« Nous voulons travailler sur les personnes, afin d’avoir de bons leaders pour que nos organisations soient des organisations solides », a-t-il soutenu. Abordant la question de la conformité juridique, il a rappelé que l’atelier avait également pour objectif de préparer COCUCT à répondre aux exigences de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) relatives aux sociétés coopératives.

« Beaucoup d’organisations se disent sociétés coopératives alors qu’en réalité elles ne remplissent pas les conditions prévues par l’acte uniforme de l’Ohada », a expliqué Charles Allarde. La clôture de ces assises a été marquée par l’engagement des participants à mettre en œuvre un plan de développement organisationnel destiné à renforcer la viabilité de COCUCT, améliorer la gouvernance interne et faciliter l’accès des producteurs aux financements et à la reconnaissance légale, a-t-on appris.

ACP/KK

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