Tshopo : élèves et étudiants sensibilisés sur les droits sexuels et l’accord de Maputo     

Kisangani, 28 janvier (ACP).- 541 élèves et étudiants ont été sensibilisés de décembre dernier à janvier en cours sur les droits sexuels et reproductifs et l’accord de Maputo, à travers la conférence universitaire et les causeries-débats, au nord-est de la RDCongo, apprend-t-on des organisateurs.     

 « L’objectif poursuivi par ces activités c’est d’outiller les adolescents et les jeunes de la ville de Kisangani et ses environs des connaissances sur leurs droits sexuels et reproductifs et identifier les comportements sexuels à moindre risques et amener les bénéficiaires à les adopter en faveur de bien-être sexuel », a indiqué la professeur Bibiche Liliane la coordinatrice de l’ONG Actions et réalisations pour le développement (ARED) qui a organisé ces activités, avec l’appui technique et financier du Fonds pour la femme congolaise (FFC).                   

Parmi ces jeunes, l’on a dénombré  vingt issus des associations socioculturelles et des confessions religieuses, vingt-trois étudiants et quatre cent quatre-vingt-huit élèves parmi lesquels les enfants malentendants et malvoyants.         

En matière de la sexualité des jeunes, d’après la même source, il s’observe un silence dénotant d’une faible attention du pouvoir public, en ce sens que les besoins spécifiques des jeunes ne sont toujours pas suffisamment pris en compte dans les différentes politiques sectorielles ayant trait au système de santé.              

Les adolescents et les jeunes se livrent à la sexualité sans mesurer les conséquences de leurs comportements et actes sexuels.                        

« Parmi ces conséquences, il y a l’augmentation du taux de filles-mères, l’abandon scolaire, les grossesses précoces très dangereuses pour la mère et l’enfant », a encore dit Bibiche Liliane.                                   

Par contre, l’accord de Maputo en son article 4 stipule : « (…) Les États s’engagent à prendre des mesures appropriées et effectives pour adopter et renforcer les lois interdisant toutes formes de violence à l’égard des Femmes, y compris les rapports sexuels non désirés ou forces, qu’elles aillent lieu en privé ou en public », a indiqué Bibiche Liliane, avant d’ajouter que l’article 14 de ce même accord renchérit : « Les États assurent le respect et la promotion des droits de la femme y compris de la fille à la santé (…) protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie du fœtus ».           

Ces activités ont eu des échos favorables auprès des écoles et associations socioculturelles qui sollicitent  leur continuité.

Les organisateurs estiment que ces activités tombent à point nommé, pendant que la ville de Kisangani traverse une période de haute turbulence juvénile.                            

ACP/C.L.

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