Kisangani, 21 juillet 2026 (ACP).- La promiscuité observée dans les églises, les transports en commun, les marchés et d’autres lieux publics dans la province de la Tshopo, dans le Nord-est de la république démocratique du Congo, accroît les risques de propagation de la maladie à virus Ebola, a averti mardi un médecin traitant d’une structure sanitaire.
« La population ignore souvent la présence réelle de la maladie parce que les premiers signes d’Ebola, notamment la fièvre, les céphalées et la fatigue intense, ressemblent à ceux du paludisme. Cette confusion pousse plusieurs personnes à poursuivre leurs activités habituelles et à fréquenter des lieux de forte promiscuité, qui peuvent favoriser la transmission de la maladie », a déclaré Dr Fabrice Kazadi, médecin traitant dans une formation médicale dans la commune Mangobo.
Selon lui, cette méconnaissance de la maladie constitue un facteur aggravant de l’épidémie, d’autant plus que les habitants continuent à utiliser les transports publics bondés et à participer à des rassemblements sans respecter les mesures de prévention recommandées par les autorités sanitaires.
« Si la population maintient ces anciennes habitudes, nous risquons de revivre des situations dramatiques comme celles enregistrées lors des précédentes flambées d’Ebola, où plusieurs professionnels de santé ont été contaminés avant même que les cas ne soient confirmés. Les conséquences pourraient être très lourdes en terme de pertes en vies humaines », a-t-il souligné.
Le Dr Kazadi a, en outre, recommandé à la population particulièrement des églises, de privilégier les mesures de prévention, notamment la désinfection régulière des mains, des téléphones portables et des objets fréquemment manipulés, tout en évitant les accolades et les poignées de main. Il a également invité les parents à renforcer la protection des enfants durant cette période de vacances scolaires.
« Nous demandons aux responsables des églises de prendre pleinement conscience de la situation sanitaire actuelle. Les pratiques consistant à se serrer les mains avant ou après les cultes devraient être suspendues temporairement, afin de protéger les fidèles. Préserver la santé des croyants demeure une priorité face à cette épidémie », a conclu Dr Kazadi.
ACP/KIS/BIDI/AB.

