Kisangani, 13 octobre (ACP).- Les structures sanitaires publiques et privées qui prennent en charge des malades atteints d’Ebola sans en informer les équipes de riposte s’exposent à de lourdes sanctions dans la province de la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC) a averti lundi, le gouverneur, lors d’une adresse à la population.
« Les structures sanitaires qui prennent en charge des cas d’Ebola sans informer les équipes de riposte s’exposent à des sanctions. Nous ne pouvons pas tolérer des pratiques qui compromettent la lutte contre cette épidémie », a déclaré le gouverneur Paulin Lendongolia.
Le chef de l’exécutif provincial a dénoncé la rétention d’informations par certains établissements de soins, estimant qu’une telle attitude constitue un obstacle majeur à la riposte contre la propagation du virus.
Il a appelé les responsables hospitaliers à notifier rapidement tout cas suspect ou confirmé aux services compétents.
Selon le bilan dressé par l’autorité provinciale, la Tshopo enregistre, depuis la déclaration de l’épidémie le 28 juin 2026, un total de 62 cas confirmés : 25 décès, 29 guérisons et huit patients actuellement en cours de prise en charge. Près de 3 000 contacts ont également été répertoriés par les équipes sur le terrain.
Le gouverneur Lendongolia a indiqué que des sanctions avaient déjà été infligées à des structures récalcitrantes, tout en prévenant que d’autres établissements s’exporteraient aux mêmes mesures en cas de récidive.
Il a , par ailleurs, annoncé la signature de plusieurs arrêtés visant à renforcer la prévention, avant d’exhorter les professionnels de la santé à une collaboration franche et d’inviter la population au strict respect des mesures d’hygiène et de prévention.
La notification rapide des cas suspects et la transparence des structures sanitaires demeurent essentielles pour assurer une prise en charge précoce et endiguer la propagation du virus dans la province, a conclu le gouverneur. ACP/Kis/L/ M/AB

