Kisangani, 13 décembre 2025 (ACP). – La création d’une Task Force présidentielle pour une coordination rapprochée des opérations militaires sur les lignes de front a été proposée au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, par le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo (au nord-est de la République démocratique du Congo), a appris l’ACP dans une correspondance consultée samedi.
« Plusieurs patriotes partagent l’idée qu’un mécanisme de commandement rapproché, placé directement sous votre direction, pourrait constituer un tournant stratégique. La création d’une Task Force présidentielle vous permettrait, en votre qualité de Commandant suprême des forces armées et de la police nationale, de diriger personnellement les opérations depuis votre cabinet, grâce à un centre tactique », a écrit Mateus Kanga Londimo dans sa lettre adressée au Chef de l’État.
Selon lui, cette stratégie permettrait, notamment au Président de la République d’avoir la maîtrise directe de l’engagement des troupes sur chaque ligne de front, d’assurer une conduite plus rapide, plus précise et plus efficace de la guerre, tout en renforçant la discipline et la cohésion au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
La Task Force présidentielle proposée regrouperait le Chef d’état-major général des FARDC, le Commissaire général de la Police nationale congolaise (PNC), les responsables des services de renseignements militaires et civils, le Conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, ainsi que des experts aguerris en stratégies militaires. Cette structure fonctionnerait sous un strict cloisonnement afin de garantir la confidentialité, la discipline et un contrôle rigoureux des opérations.
Mateus Kanga Londimo a estimé également qu’un tel mécanisme permettrait d’identifier et de neutraliser les réseaux accusés de tirer profit de la guerre, lesquels, selon lui, affaiblissent la résistance nationale et prolongent les souffrances des populations civiles dans les zones touchées par l’insécurité.
Dans sa démarche, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo a précisé que cette proposition ne vise nullement à remettre en cause les efforts déjà fournis par les autorités militaires en place, mais constitue plutôt une contribution citoyenne et patriotique à l’effort national de défense, dans un contexte sécuritaire jugé préoccupant.
Il a enfin réaffirmé le soutien des institutions provinciales de la Tshopo aux initiatives du Chef de l’État, visant la restauration de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, se disant convaincu qu’un commandement resserré et une armée assainie permettront à la République démocratique du Congo de faire face, avec honneur et efficacité, aux défis sécuritaires actuels.
ACP/UKB

