Kisangani, 15 avril 2026 (ACP).— Les activités administratives ont repris normalement, mercredi, à la Division provinciale des Mines de la Tshopo, à Kisangani (Nord-Est de la RDC), après deux jours de paralysie des activités provoquée par des agents grévistes, a constaté l’ACP sur place.
« Je suis dans mon bureau en train de faire le travail de l’État. J’invite tous les agents à reprendre leurs postes et à exécuter correctement leurs tâches professionnelles pour lesquelles ils sont rémunérés », a déclaré la Cheffe de Division (CD), Annie Sheka Wembo, lors d’un entretien accordé à la presse dans son cabinet de travail.
Selon elle, ce retour à la normale fait suite à l’intervention des autorités judiciaires qui ont ordonné la levée des barricades et le descellement des bureaux, après des actes de vandalisme occasionnés par certains agents dits « récidivistes ». Ces derniers contestaient le fonctionnement du service depuis le 13 avril dernier.
La reprise des activités a été marquée par une séance de travail entre la Cheffe de Division Annie Sheka Wembo et une délégation du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (CEEC) venue de Kinshasa. Cette mission technique s’inscrit dans le cadre du projet de déploiement du système de traçabilité des minerais, particulièrement le cuivre, dans cette partie de la République démocratique du Congo.
La Cheffe de Division a mis à profit cette occasion pour exhorter ses collaborateurs à la discipline et à l’éthique professionnelle, rappelant que l’administration publique est au service de la nation et non des intérêts privés. Elle a, par la même occasion, rendu hommage au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, pour sa vision axée sur la paix sociale et la revalorisation du capital humain au sein de la fonction publique.
Il sied de rappeler que le 13 avril 2026 dernier, une frange d’agents, dont quatre d’entre eux dont la suspension venait d’être levée, avait créé un désordre en plein réunion de service, alors que l’ordre du jour portait sur le rappel à la discipline et le respect strict des engagements pris à travers la signature de l’acte de bonne conduite de l’agent public de l’État.
ACP/C.L.

