Tshopo : signature d’un acte d’engagement entre l’ICCN et les divisions provinciales

Kisangani, 20 mars 2026 (ACP).- Un acte d’engagement a été signé à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, entre l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature / Parc national de la Lomami et les chefs des divisions de l’administration publique, en vue de renforcer la collaboration interservices, a appris l’ACP vendredi lors d’un atelier d’échange.

« Nous, Chefs des Divisions Provinciales de l’Administration publique, Province de la Tshopo d’une part et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature/Parc National de la Lomami d’autre part, avons conclu un acte d’engagement à l’issue des assises qui se sont déroulées à Kisangani en date du 20 mars 2026 relatif à la collaboration, l’appui et l’accompagnement institutionnel », lit-on dans cet acte signé à l’issue de l’atelier organisé par l’ICCN.

Selon M. François Batumbu Mungamba, président du Conseil consultatif provincial des forêts, cette collaboration s’inscrit dans l’application des textes légaux, l’ICCN étant placé sous la tutelle de plusieurs ministères dont les divisions provinciales sont appelées à contribuer à la mise en œuvre des actions pour lui permettre d’accomplir efficacement sa mission, notamment dans la gestion du Parc national de la Lomami.

Créé en 2016, le Parc national de la Lomami s’étend sur environ 8 800 km² entre les provinces de la Tshopo, du Maniema et du Sankuru. Il constitue l’une des plus importantes aires protégées du pays, couvrant une vaste forêt tropicale du bassin du Congo, reconnue pour sa richesse écologique exceptionnelle.

Ce parc abrite une biodiversité remarquable avec des espèces rares et menacées telles que le bonobo, l’okapi ainsi que le cercocèbe à tête de chouette, faisant de cette aire protégée un site d’intérêt scientifique mondial.

Au-delà de la conservation de la faune, le parc joue un rôle essentiel dans la régulation du climat, la protection des ressources naturelles et le soutien aux moyens de subsistance des communautés locales. Toutefois, il reste confronté à plusieurs défis, notamment le braconnage, l’exploitation illégale des ressources et la pression humaine.

La signature de cet acte d’engagement vient ainsi renforcer la synergie entre les services étatiques et l’ICCN, en vue d’assurer une gestion durable, concertée et efficace du Parc national de la Lomami, conformément aux objectifs de conservation et aux lois de la République.

ACP/C.L.

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