Kisangani, 17 août 2026 (ACP).- Un député provincial a exigé, lundi auprès de l’ACP, une sécurisation immédiate des équipes de riposte contre Ebola, après l’agression de trois soignants à Bumele, dans la zone de santé de Bafwasende, en province de la Tshopo dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC).
« Je dénonce fermement l’agression de ces trois soignants en pleine sensibilisation contre Ebola. Les trois agents de santé ont été pris à partie par des jeunes qui les accusaient d’amener Ebola dans leur village. Ils ont été frappés et menacés de mort au cours de l’incident », a déclaré l’honorable Héritier Likaka.
Il a appelé le ministère de la Santé à revoir l’approche de sensibilisation dans la province.
Selon lui, la sécurité du personnel engagé dans la riposte doit constituer une priorité absolue afin de permettre aux équipes sanitaires de mener leurs activités dans un climat de confiance avec les communautés.
Pour l’élu d’Isangi, les députés provinciaux, les autorités locales et les leaders communautaires doivent être davantage associés aux activités de terrain.
Cette implication permettrait, selon lui, de réduire les incompréhensions et de renforcer l’adhésion des populations aux mesures sanitaires.
Par ailleurs, l’honorable Héritier Likaka a indiqué qu’une moto appartenant à l’équipe de riposte avait été incendiée, tandis que des ordinateurs ainsi que certains effets personnels des soignants avaient été confisqués par les jeunes en colère.
À cet effet, il a rappelé qu’un incident similaire s’était déjà produit à Isangi, estimant que la répétition de ces situations doit interpeller les responsables de la riposte sur la nécessité d’adapter leur stratégie de communication et de mobilisation communautaire.
Il a enfin invité le ministère provincial de la Santé et les équipes de riposte à renforcer leur collaboration avec les acteurs locaux, afin de restaurer la confiance des communautés, de prévenir de nouvelles tensions et de sécuriser les agents déployés sur le terrain. ACP/Kis/Luh

