Kisangani, 03 décembre 2025 (ACP).- L’ingénieur Pierre Oudart, responsable de la société Hydroforce spécialisée dans les ouvrages hydroélectriques, a présenté, mercredi, à l’Assemblée provinciale de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, un plan d’urgence visant à accroître la production d’électricité dans la province, a appris l’ACP de source parlementaire.
« Nous sommes venus dans la province pour évaluer les besoins réels en production d’électricité, ainsi que les possibilités de réhabilitation, notamment de la centrale de la Tshopo», a déclaré l’ingénieur Pierre Oudart, directeur général de Hydroforce.
Il a indiqué que sa société mène depuis plusieurs mois des études préliminaires, notamment à partir d’images satellites, afin d’identifier les sites les plus prometteurs pour de nouvelles installations hydroélectriques.
« En arrivant ici, nous avons constaté qu’en plus d’une grande centrale à construire, il existe un besoin urgent de réhabiliter la centrale Tshopo 1, où une turbine est actuellement hors service. Nous pensons pouvoir proposer une solution permettant sa remise en état en un an ou un an et demi, au lieu des cinq à dix », a-t-il expliqué.
L’investisseur belge a également évoqué la possibilité d’intervenir sur le site de Tshopo 2, qui relève de la Société nationale d’électricité (SNEL).
« Nous allons rencontrer les responsables de la SNEL pour voir si le projet est disponible et s’il y a moyen d’y installer une centrale d’environ 20 mégawatts, à condition que le débit de la rivière permette la coexistence de deux aménagements », a-t-il précisé.
Par ailleurs, M. Oudart a confirmé l’intérêt stratégique que représente le site de Waniarukula, situé à 58 Km à l’est de Kisangani, en amont du fleuve Congo.
« Pour nous, c’est l’un des meilleurs sites. Il offrirait une grande capacité de production et nous permettrait de travailler en autonomie, sans dépendre d’autres opérateurs. Une centrale de grande envergure à Waniarukula pourrait non seulement alimenter Kisangani, mais aussi booster l’industrialisation régionale, notamment par la création d’une cimenterie et l’électrification future du chemin de fer projeté par nos partenaires coréens », a-t-il souligné.
De son côté, le rapporteur de l’organe délibérant provincial de la Tshopo, Paul Lokesa Bomboli, assumant l’intérim du Président de l’Assemblée provinciale, a accueilli favorablement cette démarche soulignant que l’insuffisance d’électricité freine le développement de la province. ACP/UKB

