Université de Lubumbashi : régulation rigoureuse de l’usage des réseaux sociaux en RDC sollicitée (Enseignant)

Kinshasa,12 septembre 2026 (ACP).-La régulation rigoureuse de l’usage des réseaux sociaux en République démocratique du Congo (RDC), en comblant le vide juridique face aux géants du Web, a été sollicitée par un enseignant en communication à l’Université de Lubumbashi (Province du Haut-Katanga dans le Sud -est du pays) lors d’un entretien samedi avec l’ACP autour des méfaits de ces réseaux.

«Face à la prolifération des dérives en ligne, l’encadrement du cyberespace congolais devient une urgence nationale.
Je sollicite une régulation rigoureuse de l’usage des réseaux sociaux en RDC»
,a signifié Jonathan Kamunga, Photojournaliste, journaliste, enseignant en communication à l’Unilu et ambassadeur du travail en RDC.

«Au cœur de cette réflexion figure un constat paradoxal : alors que des opérateurs locaux comme Airtel, Orange, Vodacom ou Africell fournissent l’accès aux plateformes telles que WhatsApp, ils se trouvent dans l’incapacité de rétablir les victimes dans leurs droits en cas de diffamation, de piratage ou de cyberharcèlement. La raison est simple : ces applications sont éditées et gérées par des multinationales basées à l’étranger, échappant ainsi à la juridiction directe des acteurs télécoms opérant sur le sol congolais»,a -t- il ajouté.

Cette impasse selon l’enseignant Kamunga,met en lumière les limites du cadre légal actuel. Certes, la RDC s’est dotée d’un nouveau Code du numérique via l’ordonnance-loi de mars 2023, mais sa mise en œuvre effective se heurte à un verrou majeur.

«Entre l’absence de sièges sociaux de ces géants du Web dans le pays et la complexité des mécanismes institutionnels de contrôle, l’État peine à imposer des règles du jeu contraignantes»,a-t-il soutenu.

Pour Jonathan Kamunga, il ne s’agit pas de restreindre la liberté d’expression, mais d’imposer une responsabilité éditoriale et légale à la hauteur des enjeux.

Concluant que sans un partenariat structuré et des mécanismes de coopération transfrontalière, le citoyen congolais restera vulnérable face à des plateformes transnationales qui engrangent des profits locaux sans assumer les dégâts sociaux qu’elles génèrent.

ACP/ Ng.

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