Kinshasa, 9 septembre 2026 (ACP)-Les acteurs de la société civile et les représentants des peuples autochtones pygmées congolais, se sont réunis à Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo, pour dégager une position commune et harmoniser leurs messages clés pour une participation réussie à la prochaine Cop 17, a appris l’ACP mercredi des organisateurs.
« L’enjeu de cet atelier est d’harmoniser nos positions et de dégager des messages communs pour porter haut la voix de la RDC et influer sur les décisions internationales concernant les aires conservées communautaires lors de la prochaine COP 17 », a déclaré Joseph Itongwa, directeur exécutif national de l’Alliance Nationale d’Appui et de Promotion des Aires du Patrimoine Autochtone et Communautaire en RDC (ANAPAC).
« Cette préparation va garantir une participation stratégique aux négociations de la COP 17 sur la diversité biologique prévue à Yerevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre 2026 » a- t-il ajouté.
Pour ce faire, les participants basent leurs réflexions sur l’évaluation du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui cible la conservation de 30 % des terres et des mers d’ici 2030. L’organisation rappelle à ce titre que cet objectif mondial ne pourra être atteint sans l’intégration officielle et la sécurisation des territoires autochtones traditionnels aux côtés des aires protégées par l’État.
Les travaux intègrent également l’analyse des conclusions des récentes sessions préparatoires de Nairobi, afin d’ajuster les revendications congolaises aux tendances internationales. Bien que des progrès collectifs soient perceptibles, la société civile note que la reconnaissance légale des droits fonciers des communautés locales stagne, d’où l’importance de faire bloc pour peser dans les futurs arbitrages.
Au niveau national, le directeur exécutif de l’Anapac a fait savoir que les participants à ces travaux saluent les avancées de la réforme forestière en RDC, qui prend désormais en compte le consentement libre et préalable des peuples autochtones.
Cependant, les parti prenantes ont souligné que la réussite de leur mission en Arménie dépendra de la levée des défis logistiques et financiers, le manque de financements restant l’obstacle majeur pour assurer une représentation effective du pays.
Débuté ce mardi 8 à Kinshasa, cet atelier national de préparation stratégique va se clôturer ce jeudi 10 septembre après trois jours d’intenses travaux en commissions.
ACP/FN

