Couloir vert Kivu-Kinshasa: la collaboration gouvernement, Société civile, communautés autochtones et  partenaires souhaitée

Kinshasa, 07 octobre 2025 (ACP).- La collaboration entre le gouvernement de la République démocratique du Congo, la Société civile, les partenaires et les communautés autochtones, a été souhaitée mardi, par la ministre de l’Environnement, pour la réussite du projet couloir vert Kivu-Kinshasa, lors du lancement à Kinshasa de l’atelier national de la société civile.

«La réussite du couloir vert Kivu- Kinshasa (CVKK) dépendra de notre collaboration, c’est-à-dire l’État, la société civile, les partenaires et les communautés autochtones. Je vous invite à transformer les recommandations en décisions concrètes, mesurables et responsables», a déclaré la professeure Marie Nyange, ministre de l’Environnement, développement durable et nouvelle économie du climat.

‎«Il est très important d’intégrer les représentants de peuples autochtones dans toutes les actions du couloir vert Kivu- Kinshasa (…) Les études montrent que les peuples les plus vulnérables sont ceux qui habitent dans des endroits les plus riches. Le couloir vert doit revoir ce paradoxe. On doit également soutenir l’accès aux services de base, notamment à la formation et aux marchés pour que cela bénéficie au peuple autochtone», a-t-elle dit.

‎La ministre de l’Environnement a affirmé de soutenir à son niveau cette initiative afin de mobiliser des financements innovants et responsables.

«Nous devons orienter les mécanismes vers des financement durables et éthiques. Parce que nous devons faire les choses dans la transparence et en respectant les normes. Nous devons exiger aux partenaires des conditions qui respectent la souveraineté de la RDC», a-t-elle ajouté.

‎1 million de tonne de vivres attendu dans le couloir vert Kivu-Kinshasa

Pour sa part, Yves Milan Ngangay, directeur général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature(ICCN), a révélé que le CVKK permettra de transférer chaque année 1 million de tonne de vivres du Kivu à Kinshasa.

‎Pour ce faire, a-t-il poursuivi, un investissement d’un milliard de dollars est nécessaire au cours de ces prochaines années.

Dans la foulée, les organisateurs ont également indiqué que l’idée pour le gouvernement congolais est de capitaliser la création de cette aire protégée à vocation communautaire pour rendre effective cette vision de pays solution.

Au niveau national, ce couloir vert vise à créer des conditions favorables aux investissements verts, notamment dans le secteur de l’énergie, les emplois verts, de l’agriculture et de la pêche , du transport, industries locales, du tourisme ainsi que de la conservation par la mise à profit d’environ 80 millions d’hectares des terres arables, sa capacité hydroélectrique de 100 gigawatts et d’eau douce d’Afrique et d’autres potentiels verts, tout en contribuant à lutter contre le changement climatique au niveau internationale.

Emmanuel Musuyu, secrétaire exécutif de la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique en RDC (Corap), a rappelé les objectifs de cet atelier, notamment assurer la compréhension commune du CVKK et ses textes légaux et réglementaires, faire un état des lieux et renforcer les échanges autour des initiatives mises en place dans le cadre du CVKK.

Plusieurs personnalités représentants de diverses institutions ont pris part à cette cérémonie de lancement, notamment une conseillère du président de la République, le directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Aménagement du territoire et tant d’autres spécialistes du secteur de l’environnement ainsi que des acteurs de la société civile et des communautés autochtones.

Cet atelier est organisé du 7 au 9 octobre 2025 par le Réseau environnement et droits humains(R- EDH) en collaboration avec la fondation Virunga et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).   

ACP/ODM

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