Ebola à Nia-Nia : les jeunes d’une localité appellent au retour des équipes de riposte

Bunia, 11 juillet 2026 (ACP).- Les jeunes de Bafwabango, dans la zone de santé de Nia-Nia à Mambasa, en Ituri, ont présenté leurs excuses aux autorités sanitaires après les actes de vandalisme perpétrés contre le Centre de traitement et les menaces proférées à l’encontre des équipes de riposte, implorant ainsi le retour des activités, a indiqué samedi à l’ACP le médecin chef de cette zone de santé.

« Nous saluons cette démarche de la communauté, qui constitue un pas important vers le rétablissement de la confiance entre la population et les équipes de riposte », a déclaré Dr Joseph Pemanakue, médecin chef de la zone de santé de Nia-Nia.

Il a précisé que, malgré la fermeture du Centre de traitement Ebola de PK51, les activités de riposte se poursuivent dans la zone de santé de Nia-Nia, où 26 cas confirmés de maladie à virus Ebola ont été enregistrés, contre neuf dans la zone de santé voisine de Wamba, soit 35 cas confirmés au total.

Le Dr Pemanakue a signifié que la priorité demeure la protection de la population à travers la sensibilisation, la surveillance et la prise en charge des malades.

« Nous appelons toutes les communautés à collaborer avec les équipes sanitaires afin de freiner la propagation de cette épidémie », a-t-il souhaité.

Le Dr Pemanakue a souligné que ce changement d’attitude est de nature à faciliter la poursuite des interventions sanitaires et à renforcer les actions de prévention dans cette partie du territoire de Mambasa, où la mobilisation communautaire demeure un élément essentiel pour contenir l’épidémie.

Il a insisté sur la nécessité pour les habitants de signaler rapidement tout cas suspect, d’accepter les mesures de prévention mises en place par les autorités sanitaires et de soutenir les équipes déployées sur le terrain afin de briser la chaîne de transmission du virus.

Cette rétractation des jeunes intervient après une explosion du nombre de décès communautaires enregistrés dans leur entité, soit une moyenne de 15 par jour. Une situation critique qui a poussé la population à prendre conscience de la gravité de la maladie.

Ces jeunes sollicitent désormais le retour des équipes de riposte ainsi que du personnel soignant afin de permettre la reprise complète de la prise en charge des patients.

Pour rappel, des violences avaient éclaté à PK51 le 30 juin 2026. Des habitants avaient alors vandalisé le Centre de traitement Ebola et contraint les équipes de riposte à suspendre temporairement leurs activités, compromettant la prise en charge des malades et les opérations de surveillance épidémiologique. ACP/DT

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