Bunia, 29 juin 2026 (ACP).- Les prestataires de première ligne (PPL) engagés dans la riposte contre Ebola en Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, ont été invités lundi, à identifier rapidement les signes du burn-out (syndrome d’épuisement professionnel) afin de préserver leur santé mentale et de maintenir la qualité des soins, au cours d’une séance de sensibilisation organisée à Bunia.
« Les prestataires doivent s’approprier toutes les techniques que nous venons de partager avec eux. Ils doivent savoir identifier les signes d’alerte, parce que mieux ces signes sont identifiés, mieux ils sont gérés à temps pour éviter la catastrophe que constituent la fatigue, l’épuisement ou le burn-out », a déclaré Doudou Kalima, responsable national du sous-pilier santé mentale et soutien psychosocial.
Il a indiqué que l’identification précoce de ces signes permet de mettre en place des mécanismes de gestion efficaces et d’accompagner les agents de santé vers un meilleur équilibre psychologique.
M. Kalima a laissé entendre que des soignants mentalement résilients sont mieux préparés à poursuivre leur mission auprès des communautés affectées par la maladie à virus Ebola.
Cette séance, ayant regroupé une cinquantaine de prestataires de première ligne, visait à les doter de mécanismes pratiques de gestion du stress pour leur permettre de poursuivre leur mission auprès des communautés affectées.
Dans son mot, le chargé des opérations de la riposte, le Dr Adelard Lufongola, a insisté sur l’importance de préserver les équipes face aux nombreuses pressions liées à la gestion de l’épidémie.
« Un bon chef est celui qui reçoit la pression, la maîtrise et la transforme en orientations claires et sereines pour son équipe. Le corps humain n’est pas une machine : lorsque la pression devient excessive, la fatigue s’installe et les performances diminuent », a-t-il fait savoir.
Placée sous le thème « Prendre soin de ceux qui prennent soin des autres », cette activité, ayant réuni les prestataires des CTE de l’hôpital général de Bunia, du Centre médical évangélique (CME) et de la zone de santé de Rwampara, a rappelé que le bien-être physique et psychologique des intervenants est indispensable à une riposte efficace. ACP/NM

