Kinshasa, 27 mai 2026(ACP).- La Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (RDC) a appelé, mercredi, la communauté internationale à la solidarité face à la résurgence de la maladie à virus Ebola, en vue de renforcer les réponses communautaires pour stopper la propagation de cette épidémie, lors d’un briefing diplomatique organisé à Kinshasa.
« Dans un environnement mondial déjà marqué par de multiples tensions, la résurgence de la maladie à virus Ebola exige une vigilance accrue et une mobilisation immédiate de tous les partenaires », a déclaré M. Grégoire Mateso, président national de la Croix-Rouge de la RDC.
Il a également lancé un appel pressant à la coordination des efforts et au renforcement des mécanismes de préparation et de réponse.
Selon M. Mateso, les épidémies ne sont pas de simples crises sanitaires nationales, mais de véritables menaces de portée internationale.
Abondant dans le même sens, le Dr Petra Khoury de la FICR a souligné que l’objectif du briefing était de partager les réalités sanitaires et de présenter la réponse coordonnée de la Croix-Rouge, du CICR et de la FICR. Il s’agit avant tout de renforcer les réponses au sein des populations, notamment à travers la communication des risques et l’engagement communautaire pour comprendre les défis sanitaires actuels et émergents.
« Il s’agit aussi de mettre en lumière les actions déjà engagées et les synergies entre nous institutions, ouvrir le dialogue avec les diplomates afin de bâtir de partenariats solides et durables au service des populations les plus vulnérables », a-t-elle dit.
De son côté, Mme Sonia Maraisse de la FICR a garanti aux diplomates une transparence totale : « la Croix-Rouge de la RDC ensemble avec la Fédération assurent une gestion stricte des fonds dédiés aux urgences sanitaires, en particulier l’épidémie d’Ebola ».
Répondant aux inquiétudes concernant la méfiance rencontrée par les volontaires sur le terrain, Gloria Lombo, Secrétaire générale de la Croix-Rouge de la RDC, a mis en avant le fort ancrage de l’institution. « Nos volontaires vivent dans ces communautés affectées et connaissent parfaitement leurs rituels et traditions », a-t-elle expliqué. Formés aux enterrements dignes et sécurisés, à la surveillance à base communautaire et à l’engagement, ces volontaires constituent la première ligne de défense de l’organisation. À ce jour, plus de 30 000 personnes ont déjà été sensibilisées à travers leurs actions de proximité.
ACP/UKB

