Kinshasa, 10 septembre 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo(RDC) entend renforcer sa lutte contre Ebola à travers un nouveau plan de riposte qui accorde une place centrale aux communautés locales, a annoncé jeudi à Kinshasa , le coordonnateur du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) de l’Institut national de santé publique (INSP), lors d’une conférence.
«La République démocratique du Congo entend renforcer sa riposte contre la 17ème épidémie de maladie à virus Ebola (MVE17) à travers un nouveau plan de réponse qui accorde une place importante aux communautés locales. L’objectif fixé est de parvenir au contrôle de l’épidémie dans un délai de 180 jours», a déclaré le professeur Christian Ngandu, coordonnateur du COUSP.Il a ajouté que «cette organisation doit permettre d’identifier plus rapidement les personnes malades encore présentes dans les communautés et de faciliter leur orientation vers les structures de prise en charge», soulignant que les villages doivent également être catégorisés en fonction de leur niveau de risque afin d’adapter les interventions.
Cette approche vise notamment à consolider la confiance entre les populations et les équipes de riposte, après les difficultés observées au début de l’épidémie, lorsque certains patients évitaient encore les structures de soins et que la méfiance compliquait le travail des équipes sanitaires.
Le coordonnateur a noté que ce nouveau plan tient compte de l’évolution de l’épidémie et des enseignements tirés des premiers mois de la riposte.
«Il s’inscrit dans une approche multisectorielle et mobilise, outre le secteur de la santé, plusieurs autres domaines, notamment les affaires humanitaires, la communication, la sécurité, les transports, particulièrement le transport fluvial, l’élevage, la pêche et l’environnement», a-t-il précisé.
Cette orientation s’inscrit dans l’approche globale «Une seule santé» (One Health), qui prend en compte les interactions entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement dans la prévention et la gestion des maladies à potentiel épidémique.
Le plan entend également mieux intégrer les mouvements de populations et les différents corridors de déplacement, notamment les voies fluviales, afin de renforcer la surveillance et de limiter les risques de propagation. ACP/DL/ GM

