Bunia, 16 août 2026 (ACP).-La négligence des mesures barrières contre Ebola a été constaté auprès des personnes déplacées fuyant la violence des groupes armés à Bunia capitale provinciale de l’Ituri, dans le Nord-est de la République démocratique du Congo, a confié dimanche le porte-parole de l’association qui encadre ces personnes vulnérables.
« Les déplacés ont déjà oublié la culture de se laver les mains et de respecter les mesures barrières. Avant, ils le faisaient, mais cette fois-ci, nous constatons une certaine négligence. L’ancienne pratique de manipuler les corps est déjà de retour au niveau des sites de déplacés », a déclaré Olivier Karba, porte-parole de l’Association des déplacés et victimes de guerre de l’Ituri (ADVG),
Il a déploré le fait que certains déplacés recommencent notamment à se toucher et à s’embrasser, alors que ces comportements peuvent favoriser la propagation de la maladie dans les communautés.
« Les déplacés manipulent leurs cadavres, comme s’ils avaient oublié qu’il y a la maladie à virus Ebola. C’est aussi faute de sensibilisation. Même les dispositifs de lavage des mains qui avaient été placés dans les sites ont disparu les déplacés recommencent à se toucher et à s’embrasser», a-t-il fait savoir.
M. Karba a également estimé que certains déplacés pensent à tort que l’épidémie est terminée.
« Les déplacés ne se lavent plus les mains, ils se touchent et (…) pensent que la maladie a déjà pris fin, pourtant elle existe et, au contraire, c’est maintenant qu’elle prend de l’ampleur », a-t-il dit avant d’exhorter les responsables des sites et l’ensemble des personnes déplacées à renforcer la vigilance et à abandonner les pratiques susceptibles d’exposer les communautés à la contamination.
Le porte-parole de l’Association des déplacés et victimes de guerre de l’Ituri a particulièrement insisté sur l’importance de respecter les consignes relatives aux dépouilles mortelles, notamment l’interdiction de leur manipulation par des personnes non habilitées, afin de réduire les risques de transmission de la maladie à virus Ebola.
« Nous appelons tous les déplacés au respect des mesures barrières. La maladie existe toujours. Qu’ils se débarrassent de cette pratique de manipuler les cadavres. Avant, ils respectaient les mesures barrières, mais cette fois-ci, nous constatons une négligence et le retour à ces anciennes pratiques très dangereuses », a-t-il conclu. ACP/MN

