Équateur : les contraintes climatiques favorisent la rareté des poissons dans une localité

Kinshasa 9 mai 2026 (ACP).- Les perturbations climatiques et la surexploitation ont été identifiées parmi les causes favorisant la rareté des ressources halieutiques (poissons) à Boteka, une localité située dans le territoire d’Ingende, province de l’Équateur, en République Démocratique du Congo, a appris l’ACP vendredi de la société civile. 

« Les effets du changement climatique influencent négativement les cycles de reproduction des poissons. A cela s’ajoute  la surexploitation des ressources halieutiques parfois avec des techniques de pêche non durables voilà qui justifie la rareté des poissons ici à BOTEKA »,  a déclaré Alain Ponde, président du Conseil d’administration de l ‘ ONG amis de la nature pour la paix sociale. 

« Les saisons ne sont pas plus aussi prévisibles qu’auparavant : périodes de pluies irrégulières, épisodes de sécheresse inhabituelles, autant des contraintes climatiques qui affectent directement la production agricole et les activités de pêche », a -t-il poursuivi.

Selon M . Ponde, à l’heure actuelle, dans la cité de Boteka on assiste à une rareté significative du poisson sur le marché, les quantités disponibles sont faibles et irrégulières ce qui ne permet pas de satisfaire la demande locale. 

En plus de la rareté des ressources halieutiques, a-t-il fait savoir,  les membres des communautés locales révèlent des perturbations importantes du calendrier agricole traditionnel.

Pour la source, il s’agit là d’indicateurs clairs de l’impact du changement climatique sur les moyens de substance des communautés locales.

« Donc ces éléments combinés contribuent à une diminution progressive des stocks des poissons mettant en péril la sécurité alimentaire locale » a conclu M. Ponde 

Situe à 120 kilomètres de Mbandaka, Boteka vit depuis une réalité qui contraste fortement avec le passé récent où la cité de Boteka et ses environs étaient reconnus pour l’abondance en ressources halieutiques entraînant la hausse des prix et inaccessible à la population locale. Cette dernière fait preuve de résilience, bien que les ménages ont décidé de réduire le nombre des repas par jour, la substitution des poissons par des aliments moins coûter et moins nutritifs. ACP/C.L

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