Equateur : les eaux stagnantes parmi les endroits favorables à la reproduction des moustiques (Par Gisèle Wengela)

Mbandaka, 19 août 2026 (ACP).- Les eaux stagnantes sont parmi les endroits favorables à la reproduction des moustiques, selon un expert en santé publique interrogé par l’ACP à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, dans le Nord-ouest de la République démocratique du Congo(RDC), dans le cadre de la commémoration de la journée du 30 août dédiée mondialement au moustique dont le paludisme qu’il propage cause d’énormes dégâts au sein de la population du globe.

Compte tenu de la configuration géographique de la province de l’Equateur, une partie du pays baignée par d’importants cours d’eau dans un environnement où la forêt équatoriale ou bien ses escarpements dominent. Ce qui expose naturellement cette province à la présence inéluctable des moustiques, vecteurs du paludisme dans plusieurs coins.

A Mbandaka, chef – lieu de la province par exemple, les flaques d’eau, les caniveaux mal entretenus, les récipients abandonnés contenant de l’eau, les vieux pneus, les boîtes de conserve ,les bidons troués, les trous remplis d’eau, certaines zones marécageuses, ainsi que des vieux récipients non couverts placés autour des maisons sont des lieux propices à la reproduction des moustiques. Face à cette réalité environnementale, « l’assainissement du milieu constitue une partie importante de la lutte antivantale », a déclaré le chef des travaux Gustave Mola, paludologue du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), dans l’Équateur.

À cet effet, il a indiqué que pour éviter la formation d’eaux stagnantes autour des habitations, « il faut adopter une véritable routine d’assainissement : identifier, vider, supprimer, couvrir et nettoyer. Concrètement, il faut vider les récipients contenant de l’eau inutile, éliminer les objets abandonnés susceptibles d’en retenir, curer les caniveaux, combler les petits trous et dépressions où l’eau s’accumule, et couvrir correctement les récipients utilisés pour conserver l’eau. »

En outre, M. Gustave Mola a cité les personnes les plus exposées aux conséquences des maladies transmises par les moustiques, notamment les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les nourrissons et les personnes ayant une immunité faible, ainsi que celles vivant dans des zones à forte transmission. Il a précisé qu’en RDC, les femmes enceintes et les jeunes enfants constituent des groupes prioritaires pour les interventions de prévention et de prise en charge.

Pour lutter contre le moustique et le paludisme dans l’Équateur, les difficultés ne manquent pas. M.Gustave Mola a notamment relevé « l’étendue géographique de la province, l’accès parfois difficile à certaines communautés, l’insuffisance des ressources financières et matérielles, les difficultés d’assainissement dans certaines zones, la persistance des eaux stagnantes et des gîtes larvaires, ainsi que la nécessité de maintenir la sensibilisation dans la durée et l’utilisation incorrecte ou insuffisante des moustiquaires. »

C.est dans cette optique que le paludologue du PNLP/Équateur s’est adressé à la population locale en ces termes : « Le moustique est petit, mais ses conséquences peuvent être grandes. ». Une façon de dire à cette population de ne pas banaliser le paludisme.

« Dormons chaque nuit sous une moustiquaire imprégnée, entretenons correctement notre environnement, supprimons les eaux stagnantes et consultons rapidement un centre de santé en cas de fièvre. », a-t-il conseillé.

 La lutte contre le paludisme reste une priorité en République démocratique du Congo, notamment dans la province de l’Équateur, où les conditions environnementales favorisent la reproduction des moustiques. Les autorités sanitaires et les experts en santé publique soulignent l’importance de l’assainissement et de la sensibilisation pour réduire la transmission des maladies vectorielles.

ACP/

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