Isiro, 11 juillet 2026 (ACP).– Douze (12) des dix-neuf (19) décès dus à la maladie à virus Ebola enregistrés dans la province du Haut-Uélé, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), ont bénéficié d’un enterrement digne et sécurisé, a fait savoir samedi à Isiro le chef de la division provinciale de la santé(DPS), lors d’un point de presse.
« Pour ces 19 décès, douze (12) ont bénéficié d’un enterrement digne et sécurisé. Vous comprendrez qu’il y a un écart. Cela signifie que nous avons encore un défi à relever. Soit l’information sur la présence de la maladie d’Ebola nous est parvenue en retard, soit il y a une résistance par rapport à l’enterrement digne et sécurisé. Nous avons donc le défi de sensibiliser la population pour qu’elle accepte toutes les mesures de prévention du système sanitaire », a déclaré le Dr Phynes Mola, chef de division par intérim de la DPS Haut-Uélé.
« À ce jour, avec les données captées jusqu’au 9 juillet 2026 pour lesquelles on a des détails, nous avons enregistré vingt-quatre (24) cas suspects qui ont répondu à la définition. Sur ces 24 cas, les échantillons ont été envoyés au laboratoire de l’INRB pour analyse. Nous avons reçu les résultats de sept (7) échantillons de Wamba qui étaient positifs. Il y a également des cas suspects validés dans les zones de santé de Boma-Mangbetu, Pawa et Isiro, pour lesquels nous attendons les résultats. Sur ces 24 cas validés, nous avons enregistré dix-neuf (19) décès, dont treize (13) à Wamba, trois (3) à Pawa et trois (3) autres à Isiro », a-t-il ajouté.
Le numéro un par intérim de la DPS Haut-Uélé a souligné que, depuis le début de l’épidémie dans la province, une coordination pilotant toutes les activités de la riposte a été mise en place grâce à l’appui du gouvernement provincial.
« Lorsque nous avons été informés de la situation de Wamba, une équipe de la DPS est descendue directement pour aller appuyer l’équipe de la zone de santé de Wamba. Nous avons également reçu un appui aux niveaux provincial et central, à travers l’équipe de l’Ituri qui était basée à Nia-Nia », a précisé le Dr Mola.
Pour sa part, le ministre provincial de la Communication et des Médias est revenu sur le message du gouverneur concernant l’interdiction formelle du transport des cadavres et de la prise en charge des malades présentant les signes d’Ebola par les maisons de prière et les tradi-praticiens.
« Le gouverneur de province, Jean Bakomito, a bien souligné hier, lors de la déclaration officielle de la maladie d’Ebola dans la province du Haut-Uélé, que la population doit respecter ces dispositions de la riposte. L’autorité provinciale a insisté sur l’interdiction formelle du transport des cadavres humains. De plus, les maisons de prière et les tradi-praticiens ne doivent pas prendre en charge les malades qui présentent des signes d’Ebola. Les cas enregistrés doivent être orientés vers les établissements de santé les plus proches pour une prise en charge appropriée », a déclaré Emmanuel Arama, porte-parole du gouvernement provincial du Haut-Uélé.
Signalons que le comité provincial de riposte a également produit un plan de riposte budgétisé. Ce dernier est soumis à différents niveaux comme outil de plaidoyer auprès du pouvoir central, de la province et des partenaires, afin de bénéficier de l’aide nécessaire pour stopper cette maladie.
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