Aru, 18 janvier 2026 (ACP).- Le manque d’eau potable expose les habitants du groupement Popo en chefferie des Kaliko-Omi à près de 100km du centre de territoire d’Aru province de l’Ituri (nord-est de la République Démocratique du Congo) à plusieurs maladies d’origine hydrique, a alerté samedi une représentante de femmes de cette entité coutumière.
«Nous avons un sérieux problème d’eau potable dans notre groupement de Popo. Il faut parcourir autant de kilomètres pour trouver une source d’eau peu potable, mais la majorité est risquée vu les conditions de captage. Certaines sources sont en état de délabrement très avancé, ce qui rend encore de plus en plus la tâche difficile pour trouver un lieu sûr pour puiser de eau potable« , a laissé entendre Espérance Bhako Ebia, représentante des mamans du groupement Popo
De l’occasion, elle a évoqué les risques d’exposer les enfants et les personnes vulnérables.
« Aujourd’hui comme nous manquons des sources d’eau potable, la majorité de notre population, surtout les enfants et les vulnérables sont exposés à plusieurs sortes des maladies, surtout d’origine hydrique. J’en appelle surtout les parents à bien protéger leurs enfants et des personnes vulnérables à éviter de boire n’importe quelle eau, au risque de les exposer davantage », a-t-elle estimé.
Mme Bhako Ebia a expliqué que la période de sécheresse qui s’annonce dans cette contrée de l’Ituri est un facteur aggravant de cette situation.
« Vu que nous n’avons pas des sources d’eau potable, certaines en état de délabrement très avancé, mais aussi avec cette période de sécheresse qui s’annonce très chaude, certaines sources commencent déjà à sécher et on ne sait pas comment nous allons tenir jusqu’au retour de la saison pluvieuse », a-t-elle soutenu.
Mme Ebia a profité de l’opportunité pour lancer un appel pathétique aux autorités à tous les niveaux ainsi qu’aux Ong d’intervenir pour faciliter l’accès à l’eau potable pour ces paisibles populations exposées à plusieurs maladies.
« Nous appelons nos autorités locales, territoriales, provinciales, nationales et les ONG de nous venir en aide, en construisant des sources d’eau potable capable de desservir tout le groupement Popo qui risque de sombrer dans des maladies qui pourront nous coûter de l’argent et des pertes en vies humaines », a-t-elle conclu.
ACP/C.L

