Ituri : les tradipraticiens annoncent la sécurisation de 24 plantes médicinales auprès de l’OMS

Bunia, 03 septembre 2026 (ACP).– Le Comité provincial du Conseil national des tradipraticiens de l’Ituri, (province du nord-est de la République démocratique du Congo), envisage de révéler à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) 24 plantes médicinales, pour contribuer à leur sécurisation et à leur valorisation dans la médecine moderne, a confié jeudi à l’ACP le responsable de cette structure.

« Nous allons révéler 24 plantes médicinales à l’Organisation mondiale de la Santé afin qu’elles soient sécurisées. Ces plantes constituent une véritable force de la médecine traditionnelle en République démocratique du Congo et nous voulons qu’elles puissent également devenir une force pour la médecine moderne », a déclaré le Dr Barouk Mumbere, président du Comité provincial du Conseil national des tradipraticiens de l’Ituri.

Selon lui, cette démarche vise notamment à protéger les connaissances traditionnelles liées à ces plantes contre la disparition et l’appropriation abusive, tout en favorisant leur étude scientifique et leur éventuelle intégration dans le développement de nouveaux produits médicaux.

« Nous avons un patrimoine important que nous devons protéger. Si nous ne sécurisons pas ces connaissances et les plantes qui les accompagnent, nous risquons de les perdre ou de les voir exploitées sans que les communautés qui en sont détentrices puissent en bénéficier », a-t-il souligné.

Dr Mumbere a estimé que la médecine traditionnelle congolaise dispose d’un potentiel considérable qui mérite d’être davantage étudié par les chercheurs, en collaboration avec les détenteurs des savoirs traditionnels.

Il a ainsi plaidé pour le renforcement du partenariat entre les tradipraticiens, les structures de recherche, les autorités sanitaires et les organisations internationales, afin de documenter, évaluer scientifiquement et préserver les ressources de la pharmacopée traditionnelle.

Pour le Dr Mumbere, l’objectif ne devrait plus être seulement de préserver les pratiques traditionnelles, mais également de permettre à la recherche scientifique de transformer certaines connaissances issues de la pharmacopée africaine en solutions médicales susceptibles de contribuer à l’amélioration de la santé des populations.

ACP/DéT(sp)

Fil d'actualités

Sur le même sujet