Kasaï Oriental : 13 551 personnes vivant avec le VIH/Sida enregistrées en 2025 (PNLS)

Dr Odette Kanyeba, coordonnatrice provinciale de PNLS au Kasaï Oriental

Mbujimayi, 21 avril 2026 (ACP).– La province du Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), a enregistré au cours de l’année 2025, 13 551 personnes vivant avec le VIH/Sida, a appris lundi l’ACP, de la coordination provinciale du Programme national de lutte contre le Sida (PNLS).

« A la fin de l’année 2025, nous avons enregistré 13 551 cas VIH/Sida pour toute la province. Donc toutes les 19 zones de santé qui composent le Kasaï Oriental : 13 551. Bien sûr, il y a certaines personnes qui se sont déplacées, mais au finish nous sommes aux alentours de 13 551. Alors, la tranche d’âge la plus touchée, c’est beaucoup plus la tranche d’âge de, je peux dire 15 à 49 ans dans la majorité des cas », a déclaré Dr Odette Kanyeba, médecin coordonnatrice provinciale de PNLS au Kasaï Oriental.

 « Donc ce que nous pouvons dire que la population qui est, parce que jusqu’à 49 ans, on peut aussi être dans cette tranche de la jeunesse. Donc c’est de 15 à 49 ans que nous avons beaucoup plus de cas de VIH. Et puis, le VIH se voit beaucoup plus chez les femmes que chez les hommes. Donc il a tendance à se féminiser quoi », a-t-elle ajouté. 

Dr Kanyeba a renchéri que les populations les plus exposées par la maladie sont les professionnels de sexe ainsi que les prisonniers. « Et dans les populations à risque, nous avons beaucoup plus des professionnelles de sexe qu’on appelle communément les prostituées. Nous avons les hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes (homosexuels), nous avons les gens qui se droguent, qui utilisent surtout les drogues en injection. Ces gens-là ont aussi beaucoup plus la chance d’être infectés, et aussi il y a les prisonniers », a indiqué le médecin.

Elle a fait savoir qu’en cas d’incontinence surtout après la prise d’alcool, de protéger toute relation sexuelle. « Mais ce que nous pouvons demander à tous ces gens qui vont dans les débits de boisson, nous savons que la boisson c’est vraiment quelque chose d’excitant. Alors, en cas d’incontinence, ils ne doivent pas oublier d’utiliser le préservatif. Et pour ceux qui par hasard qui ont eu des rapports sexuels sans utiliser le préservatif, nous avons une manière de les prendre en charge. On parle de la prise en charge post-expositionnelle », a souligné Dr Kanyeba.

ACP/C.L.

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