Kinshasa : atelier d’échanges sur le processus de finalisation du Schéma national d’aménagement du territoire

Kinshasa, 25 septembre 2026 (ACP).- Un atelier de partage d’informations et d’échanges sur le processus de finalisation du Schéma national d’aménagement du territoire (Snat) et l’opérationalisation du couloir Vert Kivu-Kinshasa a été organisé vendredi, dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« Le processus d’élaboration du Schéma national d’aménagement du territoire (Snat) arrive aujourd’hui à un tournant stratégique. Il doit non seulement harmoniser nos ambitions économiques et environnementales, mais aussi composer avec de nouvelles dynamiques majeures. C’est le cas de la création du Couloir Vert Kivu-Kinshasa (CVKK), une initiative ambitieuse pour le climat et la biodiversité, qui nous impose de repenser la cohérence spatiale de nos politiques», a déclaré le professeur Carmel Kifukieto, directeur national du Centre d’appui à la gestion durable des forêts tropicales (CAGDFT).

« L’enjeu central qui nous réunit aujourd’hui est clair : comment intégrer harmonieusement ce Couloir Vert dans le SNAT tout en sécurisant de manière absolue les droits fonciers, forestiers et coutumiers des communautés locales et des peuples autochtones pygmées ? Comment prévenir les conflits de superposition des droits et assurer une coexistence pacifique entre la conservation, l’agriculture, les mines et les espaces communautaires ?», a-t-il ajouté.

Des nombreuses attentes

De son côté, Joël Ilunga, représentant de la directrice du Rainforest Foundation Norway (RFN) a souligné que l’ambition portée par cette initiative est considérable et suscite de nombreuses attentes, tant au niveau national qu’international.

« Toutefois, comme pour toute initiative territoriale de grande anvergure, son succès dépendra de sa capacité à s’articuler harmonieusement avec les autres processus de planification existants et à garantir la prise en compte effective des droits, des intérêts et des aapirations des communautés locales et des peuples autochtones», a-t-il dit.

« A la RFN, nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de conservation durable sans respect des droits des communautés, tout comme il ne peut y avoir de planification territoriale durable sans participation effective de celles et ceux qui vivent et dépendent quotidienmemem de ces espèces», a-t-il renchéri.

Cet atelier a été organisé par le CAGDFT, de Georirst Development, avec l’appui technique et financier de la Rainforest Foundation Norway (RFN).
ACP/

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