Kinshasa, 24 février 2026 (ACP).- L’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a été sollicité dans la mise en œuvre de la feuille de route nationale sur les tourbières, à l’ouverture mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, de l’atelier de formation sur les outils de suivi des tourbières dans le bassin du Congo.
«Nous sollicitons que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) travaille encore avec le ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, dans la mise en œuvre de la feuille de route nationale sur les tourbières d’une part, et dans l’exploration de nouvelles pistes de collaboration d’autre part», a déclaré Pascaline Mbangu, secrétaire générale à l’Environnement, développement durable et nouvelle économie du climat.
La thématique des tourbières, a relevé Mme Mbangu, s’invite dans les échanges sur les politiques d’adaptation et d’atténuation du changement climatique.
«Les tourbières étant une thématique émergente, le développement des connaissances sur cet écosystème est une démarche importante », a-t-elle ajouté, avant d’affirmer qu’il faut de l’expertise, une méthodologie ainsi que des moyens techniques et financiers.
Renforcement des capacités techniques des nationaux sollicité
Pour M. Judicaël Pazou, intervenant au nom du Représentant de la FAO en RDC, cet atelier constitue une opportunité majeure pour renforcer les capacités techniques des acteurs nationaux dans l’utilisation d’outils avancés, notamment la télédétection, pour le suivi des tourbières.
«Cette formation représente une étape essentielle pour appuyer une gestion durable, fondée sur des données scientifiques fiables», a-t-il précisé, soulignant qu’il s’agit d’un moment privilégié pour promouvoir une planification de l’utilisation des terres basée sur des évidences scientifiques et améliorer la gestion durable des ressources naturelles dans la sous-région.
Il a remercié le ministère de l’Environnement, développement durable et Nouvelle Économie du Climat, ainsi que l’Unité de gestion des tourbières, pour la collaboration étroite et constante dans la mise en œuvre de ce projet.
«Nous remercions l’Initiative climatique internationale (IKI) du gouvernement allemand pour son appui financier déterminant, ainsi qu’au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), pour la qualité de la collaboration et l’engagement technique tout au long du processus», a-t-il fait savoir.
Selon lui, ce partenariat illustre l’engagement collectif en faveur de la protection et de la gestion durable des tourbières du bassin du Congo, au bénéfice des populations et du climat, tout en tenant compte du contexte spécifique de la République démocratique du Congo.
«Le pays a engagé un processus politique visant à l’élaboration d’un cadre juridique pour une gestion durable des tourbières. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de l’axe 3 du projet visant à sécuriser les réserves cruciales de biodiversité, de carbone et d’eau dans les tourbières du bassin du Congo grâce à une prise de décision éclairée et à une bonne gouvernance», a conclu M. Pazou.
ACP/ODM

