Kinshasa, 2 août 2026 (ACP).- La prise en charge adaptée des hépatites permet de réduire la mortalité et les complications liées à ces maladies, a soutenu, dimanche auprès de l’ACP, un médecin à Kinshasa, en République démocratique du Congo, en marge de la Journée mondiale de lutte contre les hépatites célébrée le 28 juillet de chaque année.
« Les hépatites virales représentent un problème majeur de santé publique. Le dépistage précoce, la vaccination, la prévention des modes de transmission et la prise en charge adaptée des hépatites permettent de réduire la mortalité et les complications », a déclaré le Dr Patient Ntumba, médecin à l’Hôpital kimbanguiste de Kinshasa (HKK).
« Cette prise en charge se fait par un traitement symptomatique pour les hépatites A et E, et par des antiviraux pour les hépatites B et C, selon les indications », a-t-il ajouté.
Selon ce professionnel de la santé, l’hépatite est une inflammation du foie provoquée par des virus hépatotropes A, B, C, D et E ou par des substances toxiques telles que l’alcool et les médicaments.
L’hépatite A (VHA), a-t-il poursuivi, se transmet par voie fécale-orale, tandis que l’hépatite B (VHB) se propage par voies sanguine et sexuelle, ainsi que de la mère à l’enfant.
« L’hépatite C (VHC) se transmet principalement par le sang, l’hépatite D (VHD) se propage uniquement chez les personnes infectées par le VHB et l’hépatite E (VHE) se transmet par l’eau et les aliments contaminés », a-t-il indiqué.
Le Dr Ntumba a fait savoir que la RDC est un pays à forte endémie d’hépatite B, où la prévalence est estimée entre 3 et 10 %.
Il a indiqué que les hépatites A et E restent fréquentes en raison des difficultés d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
« Les enfants sont les plus touchés par le VHB, souvent contracté à la naissance ou pendant l’enfance. Les adultes sont les plus touchés par le VHC, tandis que le VHE touche beaucoup plus les adolescents et les jeunes adultes », a-t-il précisé.
S’agissant des signes cliniques, ce médecin a énuméré, entre autres, la fièvre, l’asthénie, l’anorexie, les nausées, les vomissements, les douleurs de l’hypochondre droit, les urines foncées et les selles décolorées.
« Nous conseillons donc d’éviter l’alcool, d’assurer une bonne nutrition, de traiter les complications et de se faire vacciner contre les hépatites A et B », a-t-il recommandé.
Pour prévenir cette maladie, le médecin a souligné qu’il est important de se faire vacciner (surtout contre les hépatites A et B), de se laver régulièrement les mains, de consommer de l’eau potable, d’assurer la sécurité transfusionnelle, d’utiliser le préservatif pendant les rapports sexuels et de stériliser le matériel médical avant son usage. ACP/K/D/K

