Kinshasa : la prise en charge de la lithiase (calcul rénal) au centre d’une journée scientifique

Kinshasa, 10 mars 2026 (ACP).- La prise en charge de la lithiase (calcul rénal) a été au centre d’une journée scientifique sous le thème « La prise en charge de l’obstruction du haut de l’appareil urinaire sur lithiase », organisée mardi par le Collège de recherche médicale et le département d’urologie de l’Hôpital militaire de la Garde Républicaine du camp colonel Tshatshi, dans la commune de Ngaliema, à l’Ouest de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« La lithiase est un problème de santé publique. Beaucoup de personnes, sans le savoir, ont ce problème dans leur corps. Ces lithiases sont des pierres que l’on appelle aussi calculs urinaires, qui se trouvent au niveau des reins ou des uretères, c’est-à-dire la voie qui va des reins à la vessie », a déclaré le docteur Mafuta, l’un des intervenants à cette journée.

« Lorsque ces pierres bloquent les urines, cela peut créer des maladies au niveau des reins et provoquer des infections qui nuisent à la santé du rein et, par la suite, à celle de tout le corps », a-t-il ajouté.

« Pour se mettre à l’abri de la lithiase, il faut adopter des mesures préventives. La plus simple est de boire de l’eau et d’éviter de rester longtemps sous le soleil. Nous vivons dans un milieu chaud où nous transpirons beaucoup et perdons de l’eau. Il faut donc boire deux à trois litres d’eau par jour afin d’éviter la formation de calculs dans les urines », a-t-il ajouté.

Le docteur néphrologue Sarah Nyangwile qui est intervenue sur l’impact des lithiases urinaires sur les reins, s’est exprimée sur les différents types de prise en charge, soutenant qu’elle est multidisciplinaire.

« La prise en charge est multidisciplinaire. Elle peut être médicale, chirurgicale, biologique et nutritionnelle. Sur le plan médical, il faut d’abord identifier la complication présente. S’il s’agit d’une colique non compliquée, les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent suffire, mais il est important de toujours mettre en place des mesures hygiéno-diététiques », a-t-elle indiqué avant d’insister sur le suivi du patient après guérison.

« Étant donné que les calculs ont un caractère récidivant, il faut assurer une prise en charge à long terme en tenant compte de l’alimentation et d’une hydratation d’au moins trois litres d’eau par jour », a-t-elle insisté.

Le colonel François Mbuyu, médecin directeur de l’hôpital militaire du camp colonel Tshatshi, qui a ouvert cette journée, a, de son côté, insisté sur l’importance de la recherche scientifique pour améliorer la qualité des soins.

« La recherche médicale constitue l’un des piliers essentiels du progrès scientifique et de l’amélioration de la qualité des soins de santé. Dans un contexte où les défis sanitaires sont nombreux, notre responsabilité est grande », a déclaré le colonel Médecin Mbuyu. 

L’hôpital militaire de la Garde Républicaine du camp colonel Tshatshi est doté de matériels ultramodernes. De son unité d’hémodialyse à son laboratoire, en passant par son centre d’imagerie et celui de diagnostic des lithiases, on y trouve des machines automatiques de dernier cri pour la prise en charge des patients, non seulement militaires, mais aussi de tout le public, car l’hôpital est ouvert à toute la population congolaise, a expliqué l’Administrateur gestionnaire central de cet hôpital, le Docteur Ferdinand Mongane. ACP/

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