Kinshasa, 08 août 2025 (ACP).-La transformation numérique du système de santé dans la la mise en œuvre de la couverture santé universelle (CSU) en Republique Democratique du Congo (RDC), a fait l’objet d’une matinée scientifique organisée jeudi à Kinshasa, par le Corps de l’Elite Scientifique de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (CES-UDPS).
< Cette rencontre a pour but de faire connaître que la transformation numérique consiste à suivre ou à accéder au dossier médical à partir d’une donnée informatisée, et la CSU, permet à tout le monde de bénéficier des soins de santé de qualité, sans faire face à des difficultés financières. Elle permet d’organiser la solidarité nationale, en cas de maladie que la prise en charge soit assurée par cette dernière et non par l’individu>, a déclaré Jean-Thierry Kalombo, directeur général de l’Agence nationale d’ingénierie clinique et du numérique de la Santé (ANICNS).
M. Kalombo a fait savoir dans son allocution, que le 30 juin 2024, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait instruit le gouvernement pour que le système de santé bascule du régime octroyé vers un régime contributif.
< Depuis 2023, nous avons une loi qui a modifié la loi de 2018, fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique.
Elle a institué 5 différents régimes d’assurance maladie, ces derniers comprennent toutes les catégories sociales des travailleurs dans le secteur informel jusqu’aux indigents >, a t-il fait soutenu.
< Sa mise en oeuvre est progressive, elle avait commencé par la gratuité de la maternité et va s’étendre avec la prise en charge des fonctionnaires, militaires, policiers…et leurs dépendants , a-t-il dit.
Pour le directeur de l’ANICNS, cela n’est faisable que grâce à la mise en place du mécanisme de collecte de cotisations, dont une taxe pour financer le système de santé et une contribution ou un prélèvement automatique de 2,5% sur la rémunération (le régime contributif).
< La CSU ne peut pas être mise en oeuvre sans la transformation digitale (qui est déjà en cours) car sans l’identification du bénéficiaire, sans la numérisation du système de santé (disponibiliser les informations sur les prestations de la réception jusqu’à la facturation), il est difficile de suivre le dossier patient.
Depuis le lancement de la gratuité de la maternité, 914 établissements de soins de santé sont équipés et 108 sont accompagnés avec l’implémentation du système d’information hospitalier.
M. kalombo a, par ailleurs, presenté la Carte nationale d’assurance maladie, qui est un outil stratégique au centre de la transformation digitale de notre système de santé.
< Elle est à la fois une carte de santé et une carte de paiement. Elle est un outil d’identification biométrique des patients, de portabilité du dossier patient informatisé, de dématérialisation de paiement en santé, d’inclusion financière des patients et de la mobilisation de ressources additionnelles pour la Couverture santé universelle », a-t-il souligné. La CNAM privilégie les transactions électroniques car opération permet de contribuer à l’assurance maladie de l’utilisateur, a rappelé. l’ANICNS. Cette activité a été organisée sous le thème « La transformation numérique du système de santé au coeur de la mise en œuvre de la CSU et de l’inclusion financière en RDC ». ACP/C.L.

