Kinshasa, 12 mai 2026 (ACP).- Le projet Agroforestier de «Kwango-Nioki» visant la plantation de 8.000 hectares d’acacias et de maniocs a été lancé mardi, lors d’une cérémonie organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
«Le projet agroforestier de Kwango-Nioki s’inscrit dans le programme d’approvisionnement de Kinshasa et intervient principalement dans les territoires de Kenge et Kutu, avec des actions dans les secteurs de Bukanga et d’Infimi. Son objectif est de planter 8.000 hectares selon un modèle agroforestier associant acacia et manioc, tout en mettant en place environ 120 comités locaux de développement et 120 plans d’aménagement du territoire», a déclaré Jean Marie Bolika, chef du projet.
Il a fait savoir que ce projet répond à la fois aux enjeux du changement climatique et à la forte demande en bois-énergie de Kinshasa, afin de réduire la pression sur la forêt primaire.
Le chef du projet a soutenu que l’acacia a été retenu parce qu’il s’adapte bien à la savane et que ce modèle a déjà montré son efficacité à grande échelle, ajoutant que le projet prévoit aussi des paiements aux ménages participants pour les services environnementaux (PSE) fournis, via des transferts numériques transparents.
«Chaque hectare serait rémunéré à 5 dollars. La performance sera suivie par des mécanismes de contrôle locaux et institutionnels, avec l’appui des services publics aux niveaux territorial, provincial et national. Le projet n’assure pas directement le transport des produits vers Kinshasa, mais il doit contribuer à structurer une chaîne de valeur. Enfin, il s’inscrit dans une logique de synergie avec d’autres expériences et projets déjà présents dans la zone», a-t-il dit.
Une déclaration d’intention
De son côté, Hector Besong, directeur de Common Fund for Commodities (CFC) a fait savoir que le lancement de ce projet représente bien plus qu’une nouvelle initiative. C’est une déclaration d’intention et un choix d’un avenir où le développement ne se fait pas au détriment de la nature et ou de la protection des forêts, qui va de pair avec l’amélioration des conditions de vie des populations.
«Au Common Fund for Commodities, nous sommes fiers d’accompagner cette ambition. Faisons en sorte qu’un jour, en regardant ce moment rétrospectivement, nous puissions dire que nous avons choisi: la coopération plutôt que la fragmentation; l’action plutôt que l’inaction; et la durabilité plutôt que les gains à court terme. L’avenir du Bassin du Congo et celui des générations futures mérite rien de moins», a-t-il dit.
«Nous finançons des projets qui améliorent les revenus des petits producteurs, renforcent la résilience climatique et économique, favorisent une croissance inclusive et encouragent des modèles de production durables», a-t-il expliqué
Pour lui, Common Fund for Commodities est une institution financière intergouvernementale créée sous l’égide des Nations Unies, ayant pour mission de soutenir les pays en développement dans la transformation durable de leurs chaînes de valeur agricoles et de matières premières. ACP/ODM

