Kinshasa, 18 octobre 2026(ACP).- Le dépistage régulier a été présenté samedi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), comme l’un des moyens de prévention et de détection précoce du cancer du sein, lors d’une conférence organisée en marge du mois d’Octobre rose, dédié à la lutte contre cette maladie.
« Le cancer n’est pas une fatalité, nous déplorons toutefois les consultations tardives de nombreux patients, souvent liées à la peur, au manque d’information, aux difficultés financières, à la pudeur et au silence. Le combat contre le cancer est un combat quotidien. Pour renforcer la prévention et promouvoir une prise en charge plus humaine des personnes atteintes de cette maladie. Il ne se limite pas qu’au mois d’octobre », a déclaré Dr Aaron Kondolo, président de l’Association « Chaz-Lune Médical Center »
Il a également plaidé pour une approche intégrant la science, la foi et les valeurs humaines, estimant que la prière peut apporter un soutien moral aux patients, sans se substituer à la consultation médicale ni aux traitements prescrits.
Pour sa part, la Dr Francine Ilela, présidente du conseil d’administration (PCA) du FSS, a rappelé « qu’Octobre rose », c’est une lutte, un combat, on se lève et on célèbre une victoire, on se bat ensemble pour un but, on sensibilise et on accompagne, octobre rose c’est pour toi, pour moi ,pour elle et pour eux. Le cancer du sein demeurant un enjeu majeur de santé publique.
« En 2026, les progrès scientifiques, les campagnes de sensibilisation et la mobilisation citoyenne nourrissent l’espoir d’une prise en charge holistique, plus efficace, plus humaine et plus accessible », a-t-elle ajouté.
Intervenant sur le traitement du cancer du sein en RDC, le Dr Arsène Tshivwadi, oncologue, a insisté sur l’importance de la sensibilisation et du dépistage pour améliorer les chances de guérison.
Il a expliqué que le traitement dépend notamment du stade d’évolution de la maladie et de la taille de la tumeur, rappelant que chaque cancer présente des caractéristiques particulières et nécessite une prise en charge adaptée.
Abordant la question de la pharmacovigilance, le Dr Benjamin Penge, coordonnateur technique du Centre national de lutte contre le cancer (CNLC) en RDC, a relevé que les médicaments contribuent à réduire la morbidité et la mortalité, à prolonger l’espérance de vie et à améliorer la qualité de vie.
Il a toutefois averti que leur utilisation peut entraîner des effets indésirables susceptibles de provoquer des conséquences sanitaires, économiques et sociales. Ces réactions, a-t-il expliqué, peuvent être bénignes ou graves, précoces ou tardives, réversibles ou irréversibles.
Le coordonnateur technique du CNLC a ainsi défini la pharmacovigilance comme l’ensemble des activités visant à détecter, évaluer, comprendre et prévenir les effets indésirables des médicaments et des autres produits de santé. Il a notamment évoqué la tragédie de la thalidomide en 1963 comme un événement historique ayant mis en évidence l’importance de la surveillance de la sécurité des médicaments.
À travers ces différentes interventions, les participants ont mis en avant la nécessité de renforcer l’information du public, de favoriser le dépistage précoce et d’améliorer l’accompagnement des patients afin de contribuer à une lutte plus efficace contre les cancers en RDC. Cette conférence a été organisée par Chaz-Lune médical center Asbl, axée sur le thème « Combat
Quotidien » et avec comme sous-thème : sciences, foi et tradition face cancer du sein, quelle démarche intégrée pour la prévention et la prise en charge. ACP/

