Kinshasa, 21 octobre 2026 (ACP).- Le personnel du Sénat de la République démocratique du Congo(RDC) a été sensibilisé mercredi à Kinshasa, à la prévention des cancers du sein et du col de l’Utérus, au cours d’une cérémonie, organisée par le centre national de lutte contre le cancer (CNLC) en collaboration avec la sous-commission socioculturelle de cette institution.
« Je voudrais à cet égard adresser mes félicitations et encouragements au secrétariat général du sénat, à la cellule genre, ainsi qu’au CNLC pour leur engagement et les efforts consenti dans l’organisation de cette importante initiative de sensibilisation aux bénéfices des honorables sénatrices et de l’ensemble du personnel féminin du sénat », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde, président du sénat.
« Cette campagne témoigne de notre volonté commune, de promouvoir une meilleure culture de la prévention et de la protection de la santé des femmes dans notre institution », a-t-il ajouté.
« Au-delà du caractère symbolique de cette activité, il importe de rappeler la réalité du fond de notre organisation de ce jour, le cancer du sein et le cancer de col de l’utérus figurent parmi des priorités de santé publique en RDC », a-t-il ajouté.
Pour le président du Sénat, cette maladie touche un nombre important des femmes et leur conséquence dépasse largement le cadre individuel, elle affecte les familles et constitue un véritable défi pour notre système de santé.
Pour lui, la lutte contre le cancer constitue également un impératif social et moral, qui interpelle notre conscience collective, notre solidarité, et notre sens de responsabilité à l’égard de toutes les femmes.
« Le mois d’octobre rose, nous offre ainsi une occasion de renforcer la sensibilisation, de promouvoir la prévention et d’encourager le dépistage précoce qui demeure l’un des moyens le plus efficace pour améliorer les chances des guérison et réduire les conséquences de ce maladies », a -t-il dit.
M. Sama a indiqué qu’Il est essentiel que chaque femme puisse accéder à une information fiable, bénéficié de conseil approprié et être orienter vers les structures sanitaires compétentes afin de recevoir les examens et les soins nécessaires.
« Ce dans cette esprit que c’est inscrit la campagne que nous lançons aujourd’hui avec la profonde conviction qu’une meilleure formation et un dépistage de précoce peuvent contribuer à sauver des vies et des préserver de nombreuses famille de la souffrance qu’engendre ces maladies », a-t-il indiqué.
Il a de ce fait invité les femmes à se faire dépister de cette maladie afin de bénéficier d’une prise en charge appropriée tout en encourageant les participants à véhiculer le message de la prévention.
Par ailleurs, la présidente de la Commission socioculturelle, genre, famille et enfant au Sénat, Mme Christine Mwando a invité les participants à faire confiance à l’expertise médicale congolaise afin de bénéficier d’une prise en charge appropriée.
La lutte contre les cancers s’articule autour de trois étapes
Par ailleurs, le Professeur Bienvenu Lebwaze, directeur national du CNLC a fait savoir que la lutte contre les cancers s’articule autour de trois étapes qui sont la sensibilisation, le dépistage et la prise en charge.
« Nous sommes là aujourd’hui pour sensibiliser, pour dire aux femmes de faire le dépistage. n’ayez pas peur parce qu’après le dépistage … celles qui vont être diagnostiquer positives, vont être pris en charge. N’ayez pas peur parce que l’état congolais à travers le CNLC a prévu les différentes étapes pour la prise en charge diagnostique et thérapeutique », a-t-il dit avant d’inviter les femmes à se faire dépister dans les hôpitaux ciblés à savoir le Centre hospitalier Nganda, l’hôpital Biamba Marie Mutombo, le Centre hospitalier universitaire du cinquantenaire ( CHU-50) et le Centre hospitalier Monkole.
Pour ce médecin, plusieurs facteurs modifiables (alimentation et l’environnement) et non modifiables comme l’hérédité et l’âge sont à la base du développement du cancer.
En outre, le coordonnateur technique du CNLC, Dr Benjamin Penge a indiqué que le sénat est un acteur majeur dans la lutte contre le cancer car il intervient dans la législation pour mettre en place un registre national du cancer et vote des lois pour la mobilisation de ressources financières.
« La lutte contre le cancer est un devoir civique qui concerne tout le monde ou qu’il soit, qui qu’il soit. Parce que le cancer aujourd’hui n’est pas l’apanage des personnes démunis il y’a des grandes autorités que nous connaissons dans ce monde qui ont souffert du cancer », a-t-il dit.
Cette sensibilisation a été organisée en marge du mois d’octobre « rose », dédié à la lutte contre le cancer du sein.
ACP/ Mun/Mb

